Clip au top

GROUPE : INDOCHINE

TITRE : LES TZARS

RÉALISATEUR : MARC CARO

Le groupe rock français number one opère un joli come back avec un titre manifeste : "Les tzars". Au programme un travail de production intensif à quelques milliers de kilomètres de nos contrées pour leur quatrième album, suivi d'un clip réalisé par le génie qui, jusqu'à présent, a toujours été pris pour un terroriste de l'image : Marc Caro.

Double enjeu, donc : sonore (il est impossible d'en parler actuellement, étant donné que le prochain album d'Indochine n'est pas encore sorti publiquement) et visuel (il nous a été donné de découvrir il y a tout juste deux jours le clip et ça a été le choc, à tous points de vue).

Sans hésiter on a décidé de présenter ce must en images. C'est le premier clip digne de porter ce nom que se paye le band Indochine.

Le clip adapté du premier single extrait du nouvel album, "Les tzars", est à la hauteur de son budget. Très ambitieux, ce clip fait appel à de nombreuses techniques modernes du cinéma (tournage en trente-cinq millimètres, animation de volume, image par image, réalisé au moyen d'un système de "motion control", caméra pilotée par ordinateur) et de la vidéo "post-production, point-box, effets digitaux sur les stock shots autrement dit images d'archives).

Tout cela placé sous la direction du réalisateur Marc Caro, dont c'était le premier clip en solo, mais qui n'en était pas à son premier coup. Marc Caro, dessinateur de formation, musicien-computer à ses heures, a beaucoup travaillé avec son acolyte, Jean-Pierre Jeunet, et co-signé avec lui plusieurs court-métrages dont le fameux "Zoolook".

Pour le clip d'Indo, "Les tzars", Marc Caro, trouve une idée-gimmick simple et efficace : il y aura un oeil témoin, un voyageur représenté par une espère d'iguane animé qui, en pénétrant dans un antre abandonné, voyagera de pièces en pièces démythifiant l'histoire et les horribles personnages, chefs d'États et autres dictateurs, qui l'ont traversée.

Les quatre Indochinois ne font que signaler leur présence par apparitions furtives et rapides, depuis des coins de murs utilisés comme planque... C'est donc un festival de nouvelles images, mené sur un rythme d'enfer.