Indochine : cinq ans de rock, c'est pas la bagne
Alors
que Téléphone splitte, Indochine boucle une saison démente qui
le place sans conteste à la tête du rock français.
Une tournée, "Indochine joue", qui a déplacé des milliers de kids en ébullition, quatre jours au Zénith à guichets fermés, un nouveau vinyl accompagné d'un super clip made by mister Gainsbarre... Les quatre Indos ont fait très fort... et ce n'est pas fini!
Cette année 86-87 placée sous le signe du Tigre est décidément la leur. Le 29 septembre 81, Indochine donnait son premier concert, il fête donc aujourd'hui son cinquième anniversaire sous le feu des projos.
Nicola, Dominik, Stéphane et Dimitri ont décidé de bien marquer le coup. Ils sortent leur premier album live enregistré au Zénith.
"Ce n'est pas un disque pour faire de l'argent. C'est une sorte de cadeau au public qui a été super cette année. On a gardé un très bon souvenir de la tournée et on avait envie de laisser une trace de cette ambiance.
"Indochine au Zénith" reprend des morceaux de divers albums; mais comme on avait sur scène des nouvelles orchestrations par rapport aux disques, c'est quand même différent".
Un live c'est super, mais un livre c'est encore mieux. Intitulé "Indochine", écrit par Jean-Éric Perrin et préfacé par Nicola, il sort chez Calmann-Levy. Jean-Éric est journaliste et ami des Indos. "Ce bouquin c'est nous par rapport au show biz, par rapport à ce qu'on fait, à nos états d'âme.
Ce sont des confessions qu'il a obtenues pendant les tournées où on se livre plus facilement. On a eu la chance d'avoir eu beaucoup d'articles cette année mais ce qui en ressort n'est pas forcément l'image que l'on voudrait donner. Alors c'est bien d'avoir ce livre écrit par quelqu'un qui nous connaît vraiment".
En
effet, Jean-Éric Perrin retrace le tout, Indochine... dès l'enfance
(avec des photos prêtées par les chères mamans). "Au début,
quand le concert était fini, on aimait descendre discuter avec
ceux qui étaient restés.
Maintenant, c'est impossible. Ils sont trop. Ça frise l'hystérie. Ils essayent de nous arracher les fringues, les cheveux.
On en peut plus faire face. En plus, le service d'ordre a tendance à leur taper dessus pour les calmer et ça, on ne veut pas! C'est notre plus grand regret : avoir un peu perdu le contact direct avec eux."
Les Indos acceptent mal cette image de star créée par les médias. Ils sont bien sûr hyper contents d'être en vedette mais commencent à être saturés. Interviews, tournées, télés, promos... la pression se fait un peu forte.
Aussi vont-ils se mettre quelque temps au vert pour préparer un nouvel album. Vous aurez quand même l'occasion de les revoir... Une cassette de leurs concerts du Zénith a été faite et sera disponible dans les clubs vidéo mi-octobre. Et pour les fans, les dernières partitions d'Indochine seront disponibles sous peu.
Ouf... Rien ne manque! Ils ont fait les choses en grand! Qu'est-ce que ça va être pour le dixième anniversaire!