Stéphane : un fan de bandes dessinées

Déjà tout petit, Stéphane dessinait dans les marges de ses cahiers de classe des bonhommes à gros nez glissant sur des peaux de bananes... En général, quand on commence ainsi, quinze ans plus tard, on se retrouve dessinateur de bandes dessinées! Pas Stéphane!

L'exception qui confirme la règle... C'est un disque d'or et non un album cartonné qui l'attendait au tournant. Mais si la B.D. est parfois influencée par le rock, la réciproque est vraie, elle aussi. L'imagerie B.D. est loin d'être absente dans un morceau tel que "L'aventurier".

Retour aux sources. Stéphane n'a pas oublié qu'il a grandi dans les bras de Mandrake, Alix, Blake et Mortimer... Aujourd'hui, il fréquente assidûment la nouvelle génération d'auteurs de petits miquets.

Les Margerin, Jano, Vuillemin, ces rockers du pinceau qui ont donné une nouvelle dimension au 9e art (le 9e art c'est la bédé, si, si). Ce sont ces drôles de zigottos qui y ont introduit cet esprit rock, décapant et énergique, qui a tant séduit Stéphane.

Les troquets de banlieue, les mobs en panne, les répétitions galères, les concerts destroy, les parties sans surprises, les virées sur le périph, les bastons pour rire... Tout y est! Rien ne manque du quotidien d'un rocker.

Brandissant bien haut ces personnages de papier dans lesquels il retrouve tant de lui-même, Stéphane le clame très fort : Lucien, le banlieusard à banane, est le Tintin des années 80. Rien d'étonnant donc s'il déclare caresser le rêve de pondre des scénarios de B.D. Il en a déjà trouvé le thème... Devinez!