Indochine refait surface

POP Ce soir au Casino de Paris

Les jumeaux, Stéphane (à gauche) et Nicola Sirkis, seuls restant de la formation originale d'Indochine, sont ce soir au Casino de Paris avec les chansons de leur nouvel album, "Wax".

Groupe phare de la scène pop française dans les années quatre-vingt, Indochine refait surface avec un nouvel album, "Wax", dont la plupart des titres sera présentée ce soir au Casino de Paris. De la formation originale, il ne reste plus que les jumeaux, Nicola et Stéphane Sirkis.

Le départ de Dominik, guitariste et principal compositeur, les a même libérés d'un carcan. Autopsiant les rêves, les angoisses, la quête du désir d'une jeunesse sans repères, Indochine a retrouvé cette même fièvre qu'au temps de l'un de leurs grands succès, "3e sexe", dont l'atmosphère provocante et ambiguë renaît dans "Drugstar" ou "Je n'embrasse pas".

- Votre secret pour conserver toute l'énergie de l'adolescence?

Nicola Sirkis. - Le fait d'exercer plus qu'un métier, une passion. Il y a une sorte de magie qui s'opère. Quand on voit les Stones sur scène, on n'a pas l'impression de voir des musiciens de cinquante ans.

- Votre public est-il toujours le même?

- Non, il y a déjà une nouvelle génération de fans, des jeunes de 15 à 20 ans qui nous ont découverts par notre dernière compilation (1). Ils sont férus de Suede ou de Blur, et pour eux Indochine est le groupe français qui s'apparente à cette vague pop anglaise, Noir Désir étant plus rock et les Innocents plus proches de la variété.

- Pourquoi avoir choisi "Wax" comme titre de votre nouvel album"?

- Wax, qui veut dire cire en anglais, et qui est aussi le nom du fartage pour le surf, est une expression que j'emploie souvent au lieu de dire "waq". (NDLR : waq, verlan de quoi, est une expression très utilisée chez les jeunes actuellement.)

- Comment peut-on qualifier votre Casino de Paris, ce soir?

- De très physique, parce que nos nouvelles chansons sont énergiques et qu'on a prévu deux heures de concert. Nous serons sept sur scène, avec notamment aux claviers Jean-Pierre Pilot, qui travaille avec Bashung, et qui a produit notre dernier album.