Indo pour ados

Peu de concerts donneront autant l'impression d'un retour en arrière et ou d'une immobilisation du temps. On peut reconnaître à Indochine le mérite de la constance : ni leur style, ni leurs morceaux n'ont changé.

Et si ceux qui connaissaient leurs premiers émois sur "Trois nuits par semaine", à présent frappés par la limite d'âge, restaient minoritaires vendredi soir au Krakatoa, ils n'auraient sûrement pas été dépaysés.

La relève, en tout cas donne de la voix : Indochine a rempli le Krakaota avec un public de extatiques fans connaissant les chansons par coeur, et obéissant au doigt et à l'oeil aux consignes gestuelles à peine démagogiques d'un Nicola Sirkis, qui il faut le reconnaître, garde la forme.

Imperméables à toute influence nouvelle et toute évolution musicale, la musique et les textes d'Indochine restent juvéniles et d'une efficacité simplicité, voire simplisme. Leur générosité sur scène fait le reste : à une époque où nombre de concerts semblent minutés à la minute de rappel près, eux ne sont pas avares de leurs prestations.

Bref, ils sont exactement là où leur public les attendait, pour un concert doués de pêche et absolument sans surprise, pour le plus grand plaisir de leur inconditionnels qui restent nombreux, et se renouvellent visiblement. Ce qui restera la seule révélation de cette soirée.