Bons baisers de Indochine

Après deux ans d'absence, youpi, les Indo sont de retour! Ils nous embrassent.

En voyant votre nouvel album, une chose frappe tout de suite : la pochette. Comment est-elle née?

Stéphane : Depuis le départ, aucune de nos pochettes n'a été imposée. Nous avons toujours participé à leur conception. Pour celle-là, Nicola, qui est le plus artiste du groupe, a proposé une idée allant de la littérature à la peinture. Chaque lettre est un tableau existant. Le tout représentant le fait que l'album est plein de couleurs musicales.

À la lecture de la pochette intérieure, on découvre le nom de deux instruments originaux, le santur et le kemantche.

Dominique : Le santur est une sorte de harpe d'origine iranienne. C'est une planche sur laquelle il y a cinquante cordes. Tu frappes dessus avec un petit marteau. Quant au kemantche, c'est un violon, toujours iranien, d'un mètre de haut dont tu joues debout.

Le choix de ces instruments est une façon de marquer un peu l'abandon de tous les synthétiseurs.

Stéphane : L'abandon des synthés, fairlight, a été un besoin, nous nous sommes aperçus que nous devenions de plus en plus dépendants de la technologie. Nous passions plus de temps à programmer qu'à jouer.

Ça change beaucoup d'abandonner les machines?

Nicola : Ça donne un son plus vrai. On peut même créer des sons originaux, par exemple le rythme sur "Le baiser" est donné par une boîte d'allumettes.

Vous bossez comment?

Dominique : Dans l'ensemble, on bosse chacun chez soi, et puis on se retrouve.

Pourquoi Dimitri a-t-il quitté le groupe?

Stéphane : Dimitri ne suivait plus. Il n'était plus motivé, en plus il vient d'être papa, il a envie de s'occuper de son petit, et surtout d'écrire. Mais cela n'empêche pas qu'il viendra sûrement nous voir sur scène avec son saxo. Mais on doit avouer que la première séance photos à trois... ça fait bizarre.

Certaines personnes disent que "Le baiser" ressemble à du Daho.

Dominique : On a entendu ça. À mon avis, on pourrait plus comparer, s'il y a à comparer, au Velvet. On a d'ailleurs fait écouter le titre à Étienne avant sa sortie, il n'a pas trouvé que ça lui ressemblait.

Le clip du "Baiser" est assez nouveau pour Indochine. Vous en êtes contents?

Stéphane : C'est un de ceux dont nous sommes le plus contents. Il est très simple, très basic. Nous n'avons pas voulu prendre d'acteurs mais faire un clip genre cinéma vérité.

La scène, c'est pour bientôt?

Dominique : On n'a pas encore planifié mais sûrement pour septembre, octobre prochain. La scène est une épreuve indispensable. Avant tout, il faut trouver un concept original. On pense déjà à des invités surprises... mais surprise!