Indochine : Toujours là, mais en duo

Indochine existe encore. Quatuor scindé en deux, il fait le tour en France à la rencontre de ses fans qui ne vieillissent plus depuis longtemps. Indochine existe encore et toutes les pythies du rock français s'en étonnent.

Bien sûr, avec ces textes qu'on croyait sortis de journaux pour adolescents, avec ces mélodies à trois notes, avec cette voix trop ambitieuse, ce groupe aurait dû vivre le temps d'un seul album. Et pourtant le sixième, "Wax", est sorti fin 1996. Depuis, Indochine est en tournée de Paris... à Paris.

L'ultime rendez-vous aura lieu à la Cigale le 11 octobre, le premier avait rempli le Casino le 16 décembre dernier. Les spectateurs découvraient alors les nouvelles chansons et restaient assis.

Seules les anciennes, les vieilles gloires, ont fait lever la foule. Nicola et Stéphane Sirkis, les jumeaux survivants, sont obligés de jouer encore et toujours "Canary bay", "L'aventurier" ou "Les yeux noirs". Les chansons qui ont façonné le son Indochine à l'époque où Dominik, principal compositeur, et Dimitri, saxophoniste, étaient encore là.

L'époque, les années 80, où Indochine vendait presque autant que Téléphone. Au total, et à travers toute l'Europe, le groupe a écoulé à ce jour plus de deux millions de disques. Seize ans après la révélation au Rose Bonbon, petit club branché de la capitale, Nicola a écrit : "Moi je ne changerai plus jamais" en conclusion de "Wax". Stéphane, lui, ne quitte pas des yeux sa petite Lou. Les deux frères viennent de fêter leurs 38 ans.