Nicola Sirkis : "Pour mon frère, j'ai ressuscité Indochine"

En 1999, votre jumeau, Stéphane, décédait d'une hépatite. Qu'est-ce qui vous a poussé à continuer la chanson?

La passion de la musique, le soutien du public et la promesse que j'ai faite à mon frère de faire entrer Indochine dans le XXIe siècle. Vingt et un ans après nos débuts, nous sommes considérés comme un groupe-culte. Stéphane est devenu immortel. Son oeuvre perdure. Service rendu!

Des quatre membres d'origine, vous êtes le dernier à rester. Un survivant?

Non, mais gardien de l'âme du groupe, oui, Paradize (Columbia) est le neuvième album studio d'Indochine. Je pensais qu'il serait difficile à réaliser, mais j'ai vécu un état de grâce. Les écrivains Ann Scott et Camille Laurens y ont collaboré, de même que Gérard Manset et Jean-Louis Murat. Magique!

Votre look d'éternel ado n'est-il pas en décalage avec vos quarante-deux ans?

La question de l'âge, je me la poserai dans un an et demi, à l'issue du Paradize Tour que nous venons d'entamer. Peut-être qu'à ce moment-là j'arrêterai de chanter. Indochine aura alors atteint son paradis.