Indochine : un retour en force

Indochine a fait salle comble à Sarreguemines.

21 ans et pas une ride. Jeune à tout jamais, Indochine inaugurait son "Paradize Tour" dans l'Est, vendredi soir à Sarreguemines.

Et si, finalement, le Paradis existait? "Le nôtre, oui !", s'exclame Nicola Sirkis, le leader d'Indochine à l'issue d'un concert vibrant et sautillant, vendredi soir à Sarreguemines.

S'il ne s'agit pas d'une résurrection, c'est alors, peut-être, une renaissance à laquelle assistait, vendredi soir, un public de nouveaux convertis et d'inconditionnels de Bob Morane.  Un mystère Indochine?

Nicola Sirkis explique ce retour en première ligne "par la force du son. Il y a sans doute, aussi, une attente, au sein de la jeunesse, d'un groupe français festif et radical".  Peut-être. Toujours est-il que rentré directement troisième dans le classement des ventes en France, Paradize caracole en tête de gondole. Au lendemain d'une soirée infernale à l'Olympia, au cours de laquelle Indochine s'est vu décerner un disque d'or pour son dernier opus, la tournée faisait donc sa première escale dans l'Est.

Des titres mythiques

Un crucifix écarlate se dessine en arrière-plan, le ton est donné. La tignasse en pétard et ses airs d'éternel ado, "Nicola" déboule sur la scène et chavire ses adeptes. Paradize, Electrastar... l'index pointé vers le ciel, les bras en croix, le leader d'Indochine ne change pas. Dans le public, 1200 fans en liesse.

Le mix des nouveaux titres - moins festifs, peut-être, que par le passé - et des mythiques Trois nuits par semaine, Des fleurs pour Salinger ou Tes yeux noirs ont enflammé l'assistance.  Un regret : la jeune salle de l'hôtel de ville avait manifestement rarement connu tel embrasement.

Les enceintes tanguant dangereusement sous les coups de boutoir du public, le groupe a dû censurer sa prestation, au bout de deux heures d'un concert "explosif". C'est, évidemment, avec L'Aventurier qu'on s'est séparé.