Indochine, Paradize (Columbia/Sony)
La
trilogie inaugurée par Wax en 1996, puis Dancetaria, album
"glam-rock" plus sombre dont certains tubes ("Manifesto
: les Divisions de la Joie") reçurent un accueil ardent, s'achève
par ce dernier volet.
Paradize est bien sûr très loin de l'Aventurier mais l'univers si singulier de Nicola Sirkis reste latent. Les textes poétiques et sincères de cet écorché vif sont plaqués sur une musique rendant hommage aux années 80 en la réactualisant, notamment grâce à l'intervention au mixage de Gareth Jones (Depeche Mode) déjà présent sur Dancetaria.
L'album oscille entre rock radical ("Electrastar", "Paradize"), electro-punk ("Punker") et des ambiances plus oniriques ("Le grand Secret", "Le Manoir", "La Nuit des Fées").
Finalement, Paradize possède une certaine force artistique grâce à ses références musicales, littéraires (Georges Bataille ou Ann Scott, qui a d'ailleurs coécrit le morceau "Paradize") et ses judicieuses collaborations (Melissa, ex-bassiste de Hole et des Smashing Pumpkins, Camille Laurens, Gérard Manset, Jean Louis Murat...).