De "L'Aventurier" au "Troisième Sexe"
Indochine : immortels!
On les avait un peu
perdus de vue, il faut l'avouer. Pourtant, ils sont toujours là,
et bien là, prêts à surfer à nouveau sur les vagues du succès,
comme ce fut notamment le cas lors d'une des dernières éditions
des Francofolies spadoises.
Rappelons-nous : 1981, une nouvelle étoile est née, à une époque qui ne sera pas avare en naissances spontanées de la sorte. Un groupe rock français, dénommé Indochine, voit donc le jour sous la houlette du chanteur Nicola Sirkis et du guitariste-compositeur Dominique Nicolas.
Mais ce n'est que lorsque le jeune saxophoniste, Dimitri Bodianski, et le frère de Nicola, Stéphane Sirkis, se joignent à eux que l'aventure peut enfin commencer.
"Françoise" et "Dizzidence Politik" séduisent d'avantage les amateurs de ce nouveau genre de rock et les critiques que les radios et TV. N'empêche, leurs premières tournées, ils les assurent en première partie du groupe Taxi Girl. C'est le succès immédiat, à un tel point que le manager de Taxi Girl, inquiet pour ses poulains, les déprogrammera.
Encouragé, Indochine enregistre "L'Aventurier", hommage à notre Henri Vernes national, le papa toujours bien vivace de Bob Morane. Six mois plus tard, le titre est projeté hit de l'été 83. Le groupe s'installe et la presse les encense, mais ils ne s'arrêtent pas là et se remettent immédiatement au travail après avoir reçu le Bus d'Acier 1983.
L'album "Le Péril jaune" (Morane, toujours), avec les titres "Kao Bang" et "Miss Paramount", connaît un succès rapide et enjoué. Soutenu par ses fans, auxquels il ne cesse de rendre hommage, Indochine place alors ses pions dans la cours des grands.
Leur musique et leurs textes touchent
toutes les générations qui reprennent "Le Troisième Sexe",
"Trois Nuits par semaine",... Malgré l'irritation de
certains, Indochine s'impose.
Après une brève (mais bien réelle) traversée du désert, le groupe reprend, en duo après la désertion de Dominique et Dimitri. Supportés par leur public toujours fidèle, les deux frères relèvent le défi et continuent à aller de l'avant.
Hélas, en 1999, Stéphane décède et Nicola décide de continuer en solo. Le groupe vivra... Et il vit toujours actuellement. Il n'a rien perdu de son succès, qui confine au mythe pour tous les enfants des 80ies.
Preuve que les légendes ne meurent jamais, un nouvel album est prévu cette année encore.
Samedi 16 mars à 20:30
Un spectacle AA Productions.