Indochine
Melissa Auf Der Maur (Hole, Smashing), Mickey 3D... Rien que la présence de ces prestigieux guests, on croyait à un énième come back de nos égéries des eighties (non non, on assume).
Mais de miracle il n'y aura point, "Paradize" ne décolle jamais : les mélodies, les sonorités, les paroles, tout respire la naphtaline.
On ne sauve guère que l'audacieux La nuit des fées, mais on est bien loin de tenir la promesse étayant le discours promotionnel du disque : cet album devait en effet faire l'effet d'un "chien sauvage pulvérisant le jeu de quilles du paysage musical français" puisque telle était "la vocation première du groupe, la seule réponse possible au misérabilisme ambiant".
Sympa pour les copains, mais surtout, au vu du résultat, terriblement prétentieux. Ça n'empêchera sûrement pas Indochine, avant tout groupe sur scène, de remplir les salles sur sa prochaine tournée, mais nul ne peut à présent douter qu'il le fera sur la foi d'un glorieux passé, et non pas grâce au renouvellement très hypothétique d'un public loin d'être dupe.