Devant 1 500 spectateurs, hier soir, à l'Aéronef : il manquait un jumeau à Indochine
Devant une
salle surchauffée, Nicola Sirkis a bien mené le navire malgré
l'absence de son frère Stéphane.
On ne peut pas être et avoir été sauf... groupe des années 70 ou 80. "Indochine" qui a rempli les salles jusqu'en 88 (en étant large) avait levé le pied.
Mais voici que les revoici avec leur stock de chansons acidulées, plus pop et british que jamais dans un Aéronef qui accueillait, hier soir près de 1 500 personnes.
Un "Indochine" quelque peu handicapé cependant puisque manquait à l'appel Stéphane Sirkis, le jumeau de Nicola, souffrant, semble-t-il. Mais le groupe a tellement joué ses morceaux tendance french new wave qu'il peut mener le bateau sans son navigateur. Tant que le capitaine (Nicola) est à la barre, tout va bien.
Sous le soleil d'"Indochine", rien de bien nouveau. Après avoir diffusé le thème du film "Edward aux mains d'argents", référence indirecte aux tenues vestimentaires et aux coiffures du chanteur de Cure, le groupe a enchaîné ses vieux tubes, recueillant comme au bon vieux temps l'adhésion de son public sur "Trois nuits par semaine" ou encore "3eme sexe".
Nicola Sirkis dont la voix était largement desservie par une sonorisation un peu confuse (mais les ingénieurs du son paraissaient satisfaits d'eux-mêmes) emmène sa petite famille sur des rythmiques puissantes, des martèlements qui rappellent les musiques de Brian Eno avant qu'il ne se prenne pour un vrai compositeur.
Seul, simplement accompagné d'un clavier, Nicola Sirkis s'est aussi offert un petit hommage à Polnareff avec "Mes regrets", histoire de rappeler quelque racines yé-yé et de faire découvrir au public un chanteur disparu. Lui aussi un peu dandy, un peu prétencieux...
Difficile cependant de se défaire de cette impression tenace de déjà vu qui affecte la plupart des thèmes de ce groupe au demeurant sympathique. Il y a près de 20 ans, ils s'inspiraient largement de la new wave et de la pop anglaise. Et rien n'a changé depuis...