Comment est né Indochine
LA LÉGENDE DES GROUPES
Chaque
mois, les branchés musique, les "fans" du clip, les
dingues du ciné sont à la fête.
En effet, grâce à Podium, vous découvrez enfin certains mystères ou anecdotes sur la formation des plus prestigieux groupes du rock'n roll du monde.
Qui, pourquoi, comment ont été créés ces groupes qui aujourd'hui parfois dissous mais qui font toujours partie de la légende du rock...
Vous pourrez constater que c'est parfois drôle de façon que naissent ces légendes qui nous enchantent. Ce mois-ci, Indochine.
Comment parvenir au tout premier plan de l'actualité musicale nationale lorsqu'on a emprunté un nom depuis longtemps oublié? Tel est le secret d'Indochine. Cette fièvre jaune (!) qui ne cesse de s'étendre depuis le début de l'été 1983.
C'est face à la marée noire de "Beat It", tube mondial de l'ex-leader des Jackson Five, que vont s'implanter ces nouveaux cavaliers de l'apocalypse rock. Le titre-choc d'Indochine, "L'aventurier", a un nom qui sonne, qui résonne comme leur propre destinée!
La
leur ne fait que commencer...
Pour Nicola (sans s), Dominik (sans que), Dimitri (sans blague!) et Stéphane (sans commentaire), le voyage en Indochine commence avec "Dizzidence Politik", premier succès d'estime.
On raconte aussi qu'Indochine est né de la question : "Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple et sans artifices?"
Le groupe a donc vu le jour à Châtillon, dans la chambre d'un petit pavillon de banlieue, avec un guitariste, un chanteur et une boîte à rythmes.
Le secret de la réussite d'Indochine?
Une certaine couleur exotique, une musique de kids qui oscille entre le son des sixties et celui des années 80 et surtout, un certain savoir-faire dans le choix des reprises.
Dans leurs premiers concerts - que ce soit au Palace ou en première partie des super-groupes anglo-saxons de l'époque -, les quatre garçons choisissent délibérément la mode rétro.
Nicola chante des vieux textes d'Antoine,
les synthés de Stéphane - son frère jumeau - maltraitent le
vieux répertoire de Dutronc tandis que Dominik et Dimitri se débattent
sur scène à la manière des légendaires Shadows.
Avec eux, "Bob Morane" est revenu à la mode, "Le péril jaune" n'en est plus un, "Miss Paramount" n'a pas de "mouron" à se faire pour être élue, "Canary Bay" a ouvert des horizons nouveaux et "Le 3e sexe" est une chanson ans équivoque!
Rendez-vous avec le succès également pour "Kao Bang" dont le clip fut, même, un temps, le concurrent de ceux de Duran Duran ou Culture Club.
Si Téléphone a très vite décroché de ses succès d'antan, Indochine renouvelle son public comme une star sa garde-robe. Hier les 16 ans, aujourd'hui, les 10/15, demain qui sait, peut-être l'ancien public de Chantal Goya!
Mieux,
partout en Europe, le phénomène s'est renouvelé... Même mèche
rebelle à la Nicola, un virus qui touche tous les passionnés de
ces nouveaux mousquetaires du rock "made in France".
Les tournées dans l'hexagone, puis l'Olympia et le Zénith ont confirmé l'impact sur scène autant que par le vinyle.
Depuis leur première apparition publique (devinez où? Allez, je ne vais pas vous laisser souffrir, c'était en septembre 1981 au club Le Rose Bonbon!), le quatuor branché fait le tour de la planète rock sans se soucier du lendemain, le présent étant, il est vrai, leur seule préoccupation commune.
Seulement voilà, depuis cinq ans que la formule fonctionne et ce, malgré les mauvaises langues, les quatre garçons sont toujours dans le vent. Ce sont les concurrents d'Indochine qui doivent rire... jaune.
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Stéphane
Sirkis (claviers) Hobbies : la B.D., la politique |
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Dominik
Nicolas (guitares) Hobbies : la moto, la pêche
à la ligne |
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Dimitri
Bodianski (saxophone) Hobbies : le cheval, le
bricolage |
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Nicola
Sirkis (chanteur) Hobbies : la photo, les vieilles voitures |