Le péril jaune
"Le
péril jaune" est le premier véritable album d'Indochine.
Dix titres d'autant plus attendus qu'Indochine a créé une énorme
surprise sur la scène rock en obtenant avec leur premier disque
un succès inespéré.
Sans doute trop pressés par leur entourage et leur propre enthousiasme de musiciens, ils se précipitent au studio pour sortir leur album avant Noël et l'Olympia.
Ils enregistrent à Londres sous la direction de Simon Skolfield (Culture Club, Spandau Ballet), mais c'est surtout le mixage du disque qui sera bâclé. La voix de Nicola, placée trop en avant, devient même, à certains moments, agaçante.
Pris
à leur propre piège, ils ont exploité à outrance le filon qui
les avait menés au succès. "Le péril jaune" devient
un concept-album autour du thème du voyage et de l'exotisme.
Toutes les chansons sont de petites nouvelles dans un esprit très cinématographique. On peut néanmoins s'arrêter sur des titres comme "Razzia" ou "À l'est de Java" qui prennent une tout autre dimension en live!
"Okinawa" est le titre le plus soft de l'album. "Kao Bang" sortira en simple après "Miss Paramount". Rien à redire sur l'excellent remix de ce titre qui permettra, par la même occasion de faire décoller les ventes de l'album (finalement plus de 150.000 exemplaires).
C'est sur "Kao Bang" qu'apparaît pour la première fois Arnaud Devos, le percussionniste, mettant fin à une période où la boîte à rythmes devenait trop présente.