Nuit pas si intime avec Indochine
Salle pleine à la pyramide de Romorantin, ce week-end, pour un concert du groupe mythique français des années quatre-vingt, Indochine.
C'est à guichet fermé que Nicola et ses partenaires ont revisité leurs albums et placé quelques inédits.
Décidément, Romorantin est devenu le point de départ obligé des tournées françaises : après Paul Personne voilà un mois c'est le groupe Indochine qui démarrait de la capitale de la Sologne son périple français.
Comme dans les années 80...
S'il est bien une chose dont personne ne se plaindra c'est évidemment les organisateurs romorantais qui profitent de l'aubaine pour frapper quelques coups.
Dorénavant, on va peut-être oublier "la cousine de Romorantin" au caractère si "province" pour dire que "c'est de Romo que tout est parti."
Cela dit, ce concert dit intime a été largement apprécié par les quelques huit cents fidèles de la bande à Nicola.
Pour les autres, ceux qui n'aimaient pas dans les années quatre-vingt, qu'ils se rassurent... y'a rien de changé. Même si le groupe est presque totalement renouvelé.
D'autant que le technicien responsable de la sono avait oublié que la grosse caisse, en concert intime, c'est pas l'aspect fanfare qu'il faut privilégier. Quant ça fait vibrer les pieds et pas la tête, y a comme un malaise.
"Indochine en version acoustique" annonçait le dossier de presse. Ben, faudra la revoir la dite "acoustique".
Côté spectacle, Nicola Sirkis porte toujours la jupe longue façon Kendo, une coupe de cheveux aspect peigne-pétard et bouge un peu, un tout petit peu.
Vingt ans de carrière, ça représente quelques morceaux connus et moins connus et c'était suffisant, samedi soir, pour que le public conquis se moove.
D'ailleurs, on notera l'excellente initiative de remplacer les habituels fauteuils par des chaises. Cela permettait de rester, au choix, assis ou debout, de crier ou encore de bouger à volonté... Certains ne s'en sont pas privé.
Conquis et ravis, les Solognots en ont redemandé jusqu'à satiété et, les "Indos", pas chiche sur le coup, sont revenus pour assouvir leurs envies.
Certains amateurs ont même pu faire leurs photos du siècle même si c'était interdit.
Alors que pour les plumitifs d'un soir, le cerbère de service, du staff technique du groupe (NDLR : elle aurait mieux fait de s'occuper davantage de la sono...) a dit non, "Y faut pas de flash".
"Isabelle a les yeux bleus, bleus les yeux, Isabelle a...", plagiaient les Inconnus, là c'était plutôt "les yeux rouges Nico l'a pas"...
Pas grave, on se rattrapera peut-être dans vingt ans pour une autre nuit intime.