Nicola, gardien de l'âme
Disque. Indochine
publie Une nuit intime avec Indochine, un disque acoustique pour
le vingtième anniversaire du groupe et se produit trois soirs à
La Cigale.
Vingt piges! Eh oui, Indochine a vingt ans. Un sérieux coup de vieux pour les fans des premières heures.
Que ces derniers se rassurent, la nouvelle génération aime aussi le groupe de Nicola Sirkis, et l'a prouvé au cours des trois années de tournée qui viennent de s'écouler.
Pour fêter dignement cet anniversaire, le groupe public Une nuit intime avec Indochine (Columbia), "qui sera un véritable anti-compilation ou anti-best-of.
Ce sera le seul album acoustique d'Indochine, mais nous avons voulu qu'il soit aussi travaillé de la première chanson à la dernière", dit Nicola.
C'est vrai, le Dancetaria Tour a été un succès. Succès bien entendu endeuillé par la disparition de Stéphane Sirkis le 27 février 1999, membre fondateur et frère jumeau de Nicola.
"Ça a été très difficile bien sûr, cependant, il est toujours présent. Nous lui avons dédié chaque soir une chanson. En même temps, c'étaient des années très intéressantes. Pas une revanche mais un plaisir", affirme le chanteur.
Car il ne faut pas confondre. Le succès d'Indochine ne doit pas être considéré comme un revival mais bien comme une continuité musicale née dans les années 80 sur les cendres du mouvement punk.
"Depuis dix ans, nous ne sommes plus programmés en radio, les médias nous considérant peut-être comme finis. Mais notre public peut aimer autant Placebo qu'Indochine", confie-t-il.
Pour clôturer en beauté ces années passées sur les routes, Indochine s'offre à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 13 janvier trois à la Cigale. Trois concerts déjà complets, cela se passe de commentaires.
Ça y est, tout est dit! Eh non! Comme il n'est jamais bon de se reposer sur ses lauriers, Indochine enchaînera illico par l'écriture d'un nouvel album studio. "J'ai très envie de faire un album aux tendances punk.
Attention, les mélodies seront toujours présentes, simplement je veux qu'il y ait de la pêche. Les membres du groupe avec qui je joue depuis trois ans ont parfaitement absorbé la substance d'Indochine et nous travaillons très bien ensemble", dit Nicola.
Indochine entame donc avec harmonie son entrée dans le troisième millénaire. "J'espère que ce sera un millénaire d'espoir, pour que le monde change et soit meilleur", dit-il simplement.
Fort d'une passion pour la musique qui ne s'est jamais atténuée. Nicola avoue qu'une carrière solo en son nom propre ne l'a jamais attiré. La promesse fraternelle faite à Stéphane en début d'année 1999 ne peut être brisée.
"Je suis aujourd'hui le gardien de l'âme du groupe", conclut doucement Nicola.
À la Cigale jusqu'au 13 janvier Tél. 01 49 25 81 75