Une respiration dans la nuit d'Indochine...

Rencontre

Soirées acoustiques au Splendid : Nicola Sirkis, chanteur du groupe, explique ses choix.

Confortablement tassé dans le fauteuil en cuir gris de sa petite loge du Splendid, Nicola Sirkis, chanteur du groupe Indochine, s'est inventé un environnement très cocooning.

Des peluches dans tous les coins, un bâton d'encens planté dans un trou du mur, une boite de Coca light à la main, il répond aux questions...

Comment est venue l'idée d'un concert acoustique?

Le 27 février dernier, nous avions donné un concert hommage après la mort de mon frère Stéphane. Dans une petite salle à Paris, nous avions joué ses morceaux en acoustique. Et il s'est passé quelque chose...

L'idée est venue de là. Mais nous avons continué jusqu'en fin d'année la tournée qui défendait Dancetaria, le dernier album du groupe. Je l'avais promis à Stéphane.

Passer de l'électrique à l'acoustique, ça fait quoi?

Après deux ans de scène électrique, de concerts dans des très grandes salles avec une musique uniquement basée sur l'énergie, les concerts acoustiques nous ont obligés à nous brider. Nous n'avons pas le droit à l'erreur : un pain en acoustique, ça ne pardonne pas.

Mais dans cette formule, chaque note a une réelle profondeur.

Cette démarche est assez marrante parce que généralement les groupes commencent dans des petites salles, avant d'aller dans des grandes, nous, c'est l'inverse.

Peut-on parler de concerts intimes?

Nous jouons les morceaux les moins connus d'Indochine mais aussi ceux qui ont été sélectionnés par le public sur notre site internet. Pour Lille, on a eu 475 voix pour Ultra S.

Mais vous n'avez pas répété toutes les chansons du groupe...

Dans ce cas, on invite le public à une répétition publique. Parfois, les gens sont surpris mais la formule le permet.

Il y a un album à la clé...

En fait, nous venons de l'enregistrer en studio il y a trois semaines. Le public était composé d'une cinquantaine de fans et nous en sommes maintenant au stade du mixage. Je n'avais pas envie de faire un énième "live" mais nous avons préservé l'atmosphère de ces concerts intimes.

Ensuite nous commencerons un nouvel album qui sera cette fois très électrique, très punk avec une tournée dans la foulée.

Avec le même groupe?

En acoustique, il y a Jean-Pierre Pilot (claviers), Marco Eliard (basse) et deux petits nouveaux, Matthieu et Boris. Normalement, nous sommes partis ensemble jusqu'en 2004.