Indochine s'il n'en reste que deux...
Dix-sept ans après leurs débuts,
les deux frères jumeaux portent toujours haut le flambeau du
groupe. Ce soir à Marseille.
Au milieu des années 80, rien ne semblait pouvoir résister à Indochine. Groupe de génération, qu'en reste-t-il à l'aube du troisième millénaire?
Les admirateurs nostalgiques pourront venir le vérifier ce soir à l'Espace Julien marsellais en compagnie de Sirkis et Sirkis, seuls survivants de l'aventure.
Avec eux, le public retrouvera tous les tubes qui ont ponctué une carrière débutée en 1981... À l'époque, Indochine joue les premières parties de Taxi Girl, de Depeche Mode et Orchestral Manoeuvres in the Dark.
La new wave bat son plein, le neoromantisme culmine en version sombre. Après Dizzidence Politik en 1982, la révélation viendra pour "Indo" en 1983 avec l'aventurier.
Le 33 tours Le péril jaune impose ensuite Miss Paramount, et surtout Kao Bang. Puis c'est la déferlante 3, en avril 1985, album-phare d'une génération avec Canary Bay, Tes yeux noirs, 3e sexe et Trois nuits par semaine.
À la rentrée de 1987, Tzars cartonne encore au "Top 50", même si l'album 7000 danses marque le pas. Après l'album Baiser en 1990 et Des fleurs pour Salinger, le dixième anniversaire est fêté avec la première compilation, The birthday album, qui se vendra à plus de 600 000 exemplaires.
Mais Un jour dans notre vie confirme le déclin de l'aura. Indochine se recentre sur les seuls frères Sirkis. Un second best of, Unita, est "seulement" disque d'or.
Enfin, en 1996, c'est la surprise Wax, un album de britpop à la française qui permet aux 12-18 ans qui n'y sont pas insensibles de rejoindre la cohorte des aînés. La nouvelle tournée autorisera ces nouveaux fans à juger sur pièces.
Indochine, ce mercredi 3 juin à 20h30 à Marseille, Espace Julien, 39 cours Julien (6e). 04 91 24 34 10. Location : Fnac, Virgin.