Indochine : toujours sincère
Nicola d'Indochine,
groupe-phare du rock français, s'est posé sur le canapé avant
la dernière date française de leur tournée, déjà à guichets
fermés.*
"Comment avez-vous vécu le passage de la surmédiatisation à un quasi-oubli?"
"J'étais ravi. Nous avons subi la surmédiatisation, mais nous l'avons acceptée. La mode musicale marche par vagues, cela fait quatre ans que l'on n'entend plus que du rap, alors qu'il y a autre chose.
Mais nous ne sommes pas tombés dans l'oubli, puisque nous continuons les concerts, et en plus on renouvelle notre public à force d'aller jouer, ce qui prouve que nous sommes un groupe sincère qui est apprécié pour sa musique, et que nous ne sommes pas façonnés par une maison de disques.
Quoi qu'il arrive, le public a toujours raison!"
C'est donc votre public que vous comptez?
"99% de la profession rêve d'avoir un public comme le nôtre. C'est un public particulier. Il nous porte, nous défend. Il se passe des choses sur scène au niveau de l'énergie et de l'émotion, il y a un échange, de la sérénité, de la sincérité".