Placebo + Indochine

(Arènes romaines de Nîmes)

Comme Radiohead, Placebo a décidé de présenter quelques-uns des titres de son nouvel album sur une mini-tournée préliminaire laquelle, à l'instar du groupe de Thom Yorke, s'arrêtait également dans une arène de ce sud de la France que Brian chérit tant.

En l'occurence, c'est Indochine (Nicola Sirkis est grand fan de Placebo) qui avait été choisi pour ouvrir le concert.

Si pareille affiche, la foule n'a pas vraiment été au rendez-vous (dure concurrence du derby footeux Nîmes/Montpellier le même soir...) et que l'arène semblait loin d'être pleine, le public qui se préparait à réserver un accueil sans précédent au trio de "Black Market Music", a commencé par faire un joli triomphe au groupe français en première partie, et pour qui la partie n'était a priori pas gagnée d'avance.

Et pourtant, des titres du dernier album aux tubes un peu plus anciens, le groupe a su monter ses similitudes avec la nouvelle scène indus (Nine Inch Nails, Orgy...) dans son son et dans la teneur impeccable de sa prestation.

C'est donc Placebo, à la veille de leur prestation flamboyante agrémentée de nombreux titres de son album à venir. Lookés comme eux-seuls peuvent se permettre de l'être, Placebo ont donc alterné le neuf ("Black Eyed", "Days Before U Came", le nouveau single "Slave To The Wage", "Special K") et le moins neuf ("Bionic", "36 Degrees", "Without You I'm Nothing", "You Don't Care About Us") en n'hésitant pas à mettre en avant des titres d'un nouvel opus plutôt bien accueillis.

Ce faisant, la relation particulière qu'entretient Placebo avec la France n'a fait qu'augmenter la qualité du show (Brian Molko parlant un irréprochable gaulois entre les morceaux).