Leur vie, Les Mauvaises Nouvelles du créateur d'Indochine

Créateur, voici seize ans, auteur, compositeur et membre du groupe Indochine, Nicola Sirkis publie dans quelques jours son premier livre : une douzaine de courts récits intitulés Les Mauvaises Nouvelles.

Dans un style grinçant et loufoque, il raconte des histoires qui commencent bien et se terminent mal.

Parmi elles, les mésaventures d'un dompteur de puces savantes se servant d'elles pour passer à la télé et d'un président fou rêvant de tuer tous ses concitoyens.

"Jusqu'ici, je m'écrivais que des chansons, dit-il. Me lancer directement dans l'écriture d'un roman me semblerait hasardeux. J'ai choisi une étape intermédiaire dans un genre souvent décrié en France, mais dont je suis un inconditionnel."

Une activité ne l'empêchant pas de partir en tournée le mois prochain avec ses compagnons de scène et de préparer un nouveau disque pour 1999.

"Nous découvrons, dans les salles, notre troisième génération de public : des jeunes de 15 ans, fidèles à une musique proche du rock anglais. Si Stéphane, mon frère, est resté à mes côtés, deux des membres d'origine nous ont quittés, mais notre style n'a pas changé pour autant."

S'étant déjà produit dans plusieurs pays, Indochine rêve de donner, patronyme oblige, des concerts au Vietnam. "J'ai établi des contacts là-bas, mais le projet n'est pas facile à organiser. Les jeunes sont très influencés par les musiciens américains et ne prêtent guère attention aux Français."