Indochine : La pop Génération

Chaque époque génère les stars qu'elle mérite, tantôt sous forme de qualité filtre en version originale, tantôt vraiment traînant avec elle, un patchwork hybride de copies "plaggistes" et conformes à l'air du son. Dans quelle catégorie, classer alors le groupe Indochine?

Sans hésitation, parmi ceux qui écument, composent et jouent sur disque et sur scène, leur propre musique! Créatifs plutôt que créateurs, novateurs et non calqués au shéma du "prêt à chanter", les "Indochine" ne ressemblent à personne.

On pourrait même ajouter qu'ils ne suivent pas la mode mais bel et bien qu'ils la devancent. On ne prête qu'aux riches donc en ce qui les concerne, on leur en prête beaucoup!

D'abord de n'être déjà plus ce qu'ils ont été. Ensuite d'avoir raté leur quatrième rendez-vous vinylique et surtout de s'être chopé une mégalo non justifiée.

Les félix "potin" de la presse dite écrite devraient parfois mettre leur vitriol en sourdine car à mon avis, ils n'ont guère écouté et encore moins "entendu" les brillants morceaux insérés dans "7.000 danses".

Les courants s'intéressent, n'est-il pas vrai davantage au contenant qu'au contenu? Démolir ceux qui construisent du côté où on ne les attendait pas, évidemment, ça dérange, notamment les conservateurs réputés pour être allergiques au succès.

On ne refera pas le monde des rocks-critiques et tel n'est pas le début de la manoeuvre. Ceci étant exposé, en reporters zélés. Graffiti, est allé à la rencontre de ceux par qui l'art renaît un peu chaque jour, de ses cendres.

Plantons le décor sans costumes, mais avec synthés et chorus! Alfortville, la banlieue est, il est 14 heures, le studio Trianon bat selon les lois d'une agitation musicale organisée. Le groupe Indochine répète en effet son prochain concert.

Alors avant d'aller plaider les bonnes causes en direct, ils nous ont narré le pourquoi du comment de leur "vouloir". Faire mieux toujours, et encore plus. À leur programme : surprendre, satisfaire, être sincères!

Le public a voté pour eux. Normal! Car tous les Indochinois ne font-ils pas partie effectivement de la race de ceux qui respectent leurs engagements. Nicola, Dimitri et Stéphane ont expliqué, Dominik lui travaillait, alors à vous de comprendre.

Ils seront au Zénith, à Bercy peut-être, en France, un peu partout, puis passeront les frontières, histoire d'aller "se faire voir ailleurs", au Japon, en Australie, etc...

Les enchères Indochinoises montent mais n'est-ce pas une "plus value" provoquée par inflation de talent? Nous, à Graffiti, nous le pensons!

Indochine, cap magnéto! Où la machine a capté le temps qui passe... et qui ne se lasse jamais...

"7 000 Danses" votre dernier album a été accueilli par les critiques avec une "tiédeur" pour le moins insolite! Alors comment avez-vous réagi à cette bouderie collective et préméditée?

NICOLA : En fait, on n'a pas cherché à comprendre cette démarche! On a constaté les faits. Le jeu faussé des médias, ça ne nous intéresse pas.

Parfois, la presse utilise des méthodes para-professionnelles et tronque volontairement les informations! À quelles fins? Ce n'est pas à nous de le dire, de toute façon, au niveau du public, tout va bien!

Ils ont acheté cet album, ils l'ont écouté et les témoignages écrits ou directs que nous avons pû recevoir depuis sa sortie; nous incitent à penser qu'ils l'ont apprécié.

DIMITRI : Notre démarche à travers "7 000 danses", c'était de réaliser un disque encore plus abouti et plus mûr que les précédents. C'est marrant, mais en France, j'ai l'impression qu'on ne récompense jamais pour le travail.

On ne tient pas compte non plus des efforts de la volonté de protection apportés à la conception d'un disque.

Il est un fait certain, Indochine n'a pas marqué de points à l'échelle du Top 50. "Tzars" et "La machine à rattraper le temps" n'ont pas été des tubes à la manière de "3e Sexe"...

NICOLA : Oui, mais si le Top 50 est le reflet réel des ventes de 45 tours en France, je me dis une chose : "Le goût du public a changé, car lorsqu'on constate que des gens tels que David et Jonathan sont deuxièmes, on est en droit de se poser des questions sur la création française en 87 et en 88.

Nous, notre position reste claire, il s'agit pour Indochine de concerner les acheteurs d'albums de ce côté-là. Je crois que nous avons comblé nos envies, nous sommes en plus classés au Top 30, parmi des artistes, des vrais, pas des produits.

Êtes-vous critiques par rapport à votre production? Y a-t-il des choses que vous reniez dans le dernier album notamment?

NICOLA : D'abord, je crois que "7 000 danses" n'est pas un album d'accès immédiat et spontané, il faut qu'il s'installe et qu'on découvre au fur et à mesure. Sur scène, il trouvera sa raison d'être, d'exister pleinement, par contre, j'émettrai une réserve concernant la longueur des titres. Chaque chanson dure à peu près cinq minutes!

C'est trop long, moi j'aurais préféré sortir davantage de morceaux plutôt que d'étirer ceux que l'on a produit dans l'album. Comme toujours, on va incriminer le temps. Mais, c'est vrai, qu'on a tellement peaufiné les sons en studio qu'après il fallait vaquer au plus pressé.

DIMITRI : Vois-tu, lorsque tu entres en studio, tu ne sais jamais quand tu vas sortir. Tu veux toujours faire mieux. À la limite, si tu voulais attendre la perfection, il te faudrait passer des années enfermé! Bon, ce n'est jamais possible, bien sûr.

Nicola, tu signes les textes et l'on te reproche à chaque fois un ésotérisme pas toujours bien compris! As-tu des arguments en faveur de ta défense?

NICOLA : D'abord, je tiens à dire que tous les textes de "7 000 Danses" ont été écrits sur place en studio. Et j'ai toujours bénéficié d'une entière confiance de la part des autres membres du groupe.

Jamais ils ne m'ont censuré et ont toujours adhéré aux paroles que j'avais l'audace d'imaginer! Parfois, ils m'ont suggéré des mots et des idées de chansons et comme nous allions dans le même sens, tout allait bien.

Pour en revenir plus précisément à la question, disons que moi j'ai toujours détesté les explications de textes. D'ailleurs, mes textes n'en réclament pas. Indochine ne marchande pas des idéologies, nous ne voulons rien prouver, et surtout rien démontrer.

Portés sur le pouvoir de l'image, nous nous sentons plus proches des surréalistes que des chanteurs dits engagés.

Pour définir mes textes, je dirais qu'ils sont plus "climatiques" que "médiatiques". On veut faire passer des images, davantage suggérer l'émotion plutôt que de souligner ou d'exploiter des faits de société.

Sur ce point "Tzars" a été mal perçu, car à travers ce texte, on ne s'est pas désignés tels les porte-paroles de la révolution, mais on a surtout essayé de jouer avec les mots et de mettre en avant leur sonorité.

Pour "7 000 danses" vous avez bénéficié de budgets conséquents. L'art sans le luxe. Ça arrange bien les choses n'est-ce pas?

NICOLA : Nous n'avions pas un budget illimité! Tu sais, le travail en studio de haut niveau réclame des moyens considérables et on n'en a jamais assez!

Bien sûr, c'était agréable de pouvoir réaliser un album en bénéficiant d'une technique des plus performantes. On savait qu'on pouvait recruter le casting désiré. Notre ingénieur de son britannique, notamment.

Cela dit, ce n'est pas parce que tu es riche, entre guillemets que tu vas forcément réaliser un album magnifique. C'est même exactement le contraire. Car là, tu n'as pas le droit de gacher ce potentiel mis à ta disposition. En plus à travers "7 000 danses", il s'agissait pour nous, de pousser loin nos limites. On s'est offert un traitement de choc! On a appris beaucoup.

DIMITRI surenchérit : Depuis que je fais partie du groupe, j'ai vraiment l'impression d'avoir progressé. J'ai acquis des connaissances et puis j'explore le travail que ce soit sur scène et en studio, plus j'ai envie d'avancer et de m'améliorer. De cela, la presse n'en parle jamais!

Moins "lookés" qu'avant, plus propre sur vous, vous ressemblez aujourd'hui davantage aux mecs qu'on croise dans la rue qu'à des "pop-stars", fringuement identifiables!

NICOLA : C'est un parti pris conscient. Vois-tu, on a tellement été copiés, tellement été plagiés, qu'on n'avait pas envie de ressembler à ceux qui nous imitaient. Pleins de groupes du moins, on les nomme ainsi parce qu'ils jouent à plusieurs, se sont pas mal identifiés à notre façons de nous montrer en télé ou sur scène.

C'est décourageant un tel manque de personnalité. Donc, on a décidé volontairement d'être les plus transparents possibles, ainsi on leur coupe l'herbe sous le pied et puis surtout, c'est vrai qu'aujourd'hui, on ressent moins le besoin de se fringuer qu'avant.

DIMITRI : Ces mecs-là, sont des carricatures! Et nous, on ne veut pas être associés à des caricatures! Et puis, s'ils pensent qu'il suffit d'être habillés comme un tel qui marche pour que ça marche, je pense qu'ils se trompent de vocation.

Justement, vous n'avez jamais perdu de vue le pourquoi de votre passion?

DIMITRI : Nous, au départ, on a fait le choix de faire de la musique, on ne s'est pas dit "chic, on va devenir riches, célèbres et adulés des foules".

Bien sûr, on voulait recruter une audience, que les gens aiment notre musique, qu'ils apprécient aussi le fait de nous voir sur scène. Nos envies des débuts n'ont pas varié, on fait toujours de la musique pour ces raisons-là.

NICOLA : À la limite, ce n'est pas aux groupes et aux chanteurs de décider si ça va marcher ou non pour eux, seul le public tient lieu d'arbitre! Il achète les disques, il se déplace aux concerts et en aucun cas, on ne peut lui imposer qui que ce soit. On peut pousser la vente de certains 45 tours parfois mais ça ne va jamais au-delà.

Le quotidien d'une pop-star, est-ce éprouvant, sublime ou atrocement banal?

NICOLA : Ce sont ces trois états-là! C'est épuisant, ça c'est sûr, parce que ça nécessite une course contre l'horloge. Effrayante, il y a tout d'abord les exigences artistiques à assumer (normal), mais aussi les contraintes périphériques, par exemple financières à contrôler. Indochine veut tout savoir, tout connaître, tout chapeauter!

On n'est pas du genre à se faire manager ou manipuler. Il s'agit pour nous d'être les tenants du groupe. Nous ne voulons pas être en "liberté surveillée". Le show-biz et ses méthodes, on ne leur fait qu'une relative confiance. Désormais, nous sommes devenus nos propres éditeurs, peut-être que nous deviendrons nos effectifs producteurs de studio avant de pouvoir même nous auto-financer. Tous ces contrôles exigent une vigilance extrême et ça bouffe du temps.

STÉPHANE : Tu sais, on n'oubliera jamais l'époque héroïque où pour nous ça marchait pas. Lorsqu'on croisait le PDG de notre maison de disques, il ne nous saluait pas, par la suite, les données du jeu ont évolué en notre faveur et désormais, c'est protocole et compagnie.

On n'a jamais été dupes et nous ne le serons jamais. Si tu vends du disque, tu es quelqu'un d'hyper respectable, par contre, si tu te paies des bides, tu n'es reconnu par personne, c'est pourquoi, le groupe fera toujours en sorte de gérer lui-même son devenir et pour surtout ne jamais se trahir.

Et le côté sublime de ce métier, il existe, vous l'avez rencontré?

NICOLA : Lorsqu'on joue, sur scène, bien sûr. Lorsqu'on est en studio aussi évidemment, bon, mais nous n'allons pas pénétrer plus avant dans cette revue de presse des clichés!

Et l'atrocement banal dans tout ça?

NICOLA : D'abord, il n'est pas forcément atroce, et puis, on vit le quotidien à la manière de tout le monde!

Je fais mes courses à Carrefour (rires), dans la rue, tu n'es pas forcément reconnu, vois-tu dès que tu sors du contexte du show-biz, l'attention de chacun n'a pas plus de raison de se porter sur toi que sur quelqu'un d'autre d'anonyme. On se fond dans le nombre.

STÉPHANE : On ne vit pas le quotidien en classe VIP. Dans les concerts, moi je descends en bas, debout au milieu de la foule!

Observés, malgré tout, prenez-vous le soin de regarder les autres, pour créer et pour ne pas "moisir" dans votre tour dorée?

NICOLA : D'abord, on lit, on va aux musées voir des expos, on visionne des films et l'on n'a pas du tout l'impression de s'être repliés sur le nombril. Et puis, lorsqu'on veut être totalement libres, on se rend à l'étranger.

Là-bas, on peut au moins scruter sans être vus, ni reconnus. Mais tu sais, même en France, on ne déclenche pas l'hystérie de collective sur notre passage. Les gens sont très gentils et pas du tout accaparants. Le mythe des "chasseurs d'autographes", ça se passe après une télé ou à la fin d'un concert, mais pas à la sortie d'un Supermarché.

DIMITRI : Moi, j'évite quand même de prendre le métro car j'aurais l'impression de vouloir provoquer l'attention.

STÉPHANE : Tu as tort, dans les métros aussi, tu réussirais très bien à te noyer dans la masse.

Votre actualité est dense en ce moment, la préoccupation majeure, c'est la scène n'est-ce pas? Les locations vont bon train. À propos, ne devriez-vous pas faire le Palais des Sports?

NICOLA : Oui, mais comme d'habitude, nous avons été trop gentils! Je t'explique, le Palais des Sports étant co-producteur du spectacle d'Hossein, ils nous ont demandé soit de retarder nos dates avec un peu de jours de "repets" à la clé ou bien de nous produire au Zénith à la place.

Voici, ceci étant dit, ce n'est pas dramatique parce que nous connaissons bien cette salle et ça risque de nous simplifier le travail. À propos, les locations marchent bien, merci, on nous propose même de rajouter deux jours à Bercy.

Que nous réserve ce Zénith numéro 2?

NICOLA : D'énormes surprises! (Rires) Eh bien, nous n'allons pas crouler sous les armements. Ce ne sera pas un spectacle à la Cécil B de Mille. Ce que je peux te dire, c'est qu'il y aura un écran gigantesque et des éclairages de Jacques Roweyrollis! Nous démarrerons le spectacle avec l'instrumental "Bûddha affaire", le reste, ce sera à vous de la découvrir en direct.

Une ambiance sobre aussi magnifiquement grise que la pochette et l'affiche?

NICOLA : Absolument, un ton plus live que spectaculaire.

Les décors seront-ils de Roger Hart et les costumes de Donald Cardwell?

NICOLA : Tu as tout compris, d'ailleurs c'est une équipe qui a fait ses preuves.

Exigeants, puristes, vous n'avez toujours pas cédé sur le point "la publicité", pourquoi?

NICOLA : Nous n'avons pas envie de transgresser cette loi, ça nous facilite certainement la vie mais à Indochine, on ne veut pas d'un mariage de ce genre! La publicité envahit suffisamment tout, pour que nous à notre tour, on s'y mette nous aussi. On n'est pas des hommes sandwich! Alors, on s'en passe!

Dans notre dernier clip "La machine à rattraper le temps", dont nous sommes très fiers du reste, on ne verra ni bouteille de machin, ni fringues d'un tel! Au Zénith, pareil. Pourtant, les places seront vendues à 100 F. On s'est battu auprès des tourneurs pour cela et ils ont accepté le sacrifice.

Indochine "la haute fidélité" aux idéaux du départ?

NICOLA : Je ne vois pas pourquoi on changerait.

Aux lieux aussi, Alfortville notamment?

NICOLA : C'est l'un des meilleurs studios de répétition et en plus on s'y sent très bien! Alors?

Vos disques ont un casting étranger, pas vos clips, pourquoi?

NICOLA : Tout simplement, parce que nous ne possédons pas assez profondément la langue anglaise. Le temps et les efforts qu'il faudrait pour bien expliquer notre démarche serait difficile à concilier avec les obligations du calendrier.

Vous avez signé le scénario du dernier clip, n'est-ce pas?

NICOLA : Et encore des images, dans tous les sens du terme.

Les élections approchent, allez-vous prendre parti? Si oui pour quel parti?

NICOLA : Jamais, nous ne dirons aux gens, on vote pour lui faites comme nous! Ce n'est pas dans notre système de pensée, par contre, nous irons voter et ce que l'on peut pressentir, c'est que nos choix se formeront plus à gauche qu'à droite.

Serez-vous toujours les compagnons de route de certaines causes?

STÉPHANE : Oui, de SOS racisme, des Restos du Coeurs.

Participants, mais jamais acteurs!

NICOLA : Si on veut faire sincèrement ce genre d'actions, il faut s'y consacrer pleinement. Matériellement, on n'a pas le temps, alors on file l'argent et l'on soutient ces causes dès qu'elles font appel à nos services! Mais à chaque fois, qu'on verse un chèque, on ne vas pas s'empresser de le faire savoir dans les couloirs médias.

Vous la trouvez comment la France de 88?

DIMITRI : Pas en très bonne santé.

Et les chanteurs en 88?

NICOLA : Ceux qu'on aime feront les premières parties de nos spectacles, il y aura Noir Désir, Les Innocents, peut-être Graziella de Michèle, Daniel Darc, aussi.

Votre public vous ressemble-t-il?

DIMITRI : On a souvent écrit que l'on touchait essentiellement les "gosses" mais lorsqu'on atteint les 700 000 albums vendus, peut-on encore parler de gamins?

NICOLA : Qu'ils nous ressemblent ou non, ce n'est pas le problème. En tout cas, il est un fait certain, on n'a pas envie qu'eux aient envie de s'identifier à nous, ni que nous, de notre côté, on fasse en sorte de vouloir les séduire à tout prix, ce qui nous lie avant tout, c'est le fait de partager ensemble des moments sur disque et sur scène. Le reste, c'est du bavardage journalistique auquel nous n'adhérons pas.

Le succès, la gloire, ça rend heureux?

NICOLA : Les gines extérieurs de la gloire n'ont aucun intérêt, par contre de rencontrer des gens qui aiment notre musique, évidemment que ça nous rend heureux.

Et le rêve américain, est-ce une chimière ou une réalité?

NICOLA : Ce n'est pas pour l'immédiat en plus, nous n'avons pas l'intention de repartir à zéro là-bas.

DIMITRI : On a envie de bénéficier des mêmes moyens qu'en France. La tournée des clubs, ça ne collerait plus du tout à l'esprit du groupe tel qu'il fonctionne aujourd'hui.

Les projets, pensez-vous déjà au nouvel album?

NICOLA : Non, mais celui-là, c'était le dernier (silence... puis rires). Oui, bien sûr, mais avant tout à la scène, un an d'abstinence, c'est long.

À propos, ta voix, ça ira?

NICOLA : Oui, mais j'ai forcé c'est pourquoi je n'arrive pratiquement plus à parler!

MERCI INDOCHINE!