Indochine après la tragédie, Deuil, émotion et enthousiasme à Bruxelles

Dès avant le début du concert, le ton est donné... Accroché au pied du micro central, sur la scène, un drapeau noir tombant, signe de deuil. Par cette tournée de petites salles, Indochine fait son deuil de Stéphane Sirkis.

On le sait : le frère du chanteur Nicola, est disparu bien trop tôt, le 27 février dernier, à 39 ans, des suites d'une hépatite fulgurante.

De cette disparition tragique, Nicola ne dira que quelques mots, lorsqu'il parlera du retard pris pour la sortie du nouvel album ("Dancetaria", qui verra finalement le jour le 24 août prochain) et aussi en introduction de la dernière chanson écrite par Stéphane et jouée dimanche.

Pour le reste, l'impact de cette disparition fut surtout visible à l'aspect de Nicola, tout de noir vêtu jusqu'aux rappels, un peu mal à l'aise sur scène, comme vidé de son énergie. Occupant seul le devant de la scène, cela donna l'impression d'un grand vide durant tout le spectacle.

Malaise

Le public, lui, pour ce premier rendez-vous belge (qui affichait complet - les "Halles" étaient remplies à ras bord) avec l'"Indochine d'après Stéphane", ne manqua à aucun moment de prodiguer son support.

Il partagea cette émotion, il comprit ce "malaise", il dansa et reprit en choeur les paroles des grands classiques du répertoire du groupe.

Les "Trois nuits par semaine", "Tes yeux noirs", "Révolution", "Drugstar", "3e sexe" et autres "Canary Bay" (ces derniers en rappel) ont, en effet, déclenché une réaction tonique et enthousiaste de la part du public, comme à chaque fois.

Les nouveaux morceaux, dont le nouveau single "Juste toi et moi", sorti il y a une dizaine de jours, doivent encore "se faire leur place", c'est normal.

À propos de "Juste toi et moi", il est à noter que le clip a été tourné dans le métro bruxellois. Bruxelles où Indochine reviendra, dans quelques mois - ce sera le 20 novembre à Forest-National - cette fois dans le cadre d'une tournée des grands endroits.