"On a toujours pensé qu'on pouvait durer"
Nicola Sirkis
La place de la Maison Carrée promettait d'être massivement envahie, hier soir, pour le concert en avant-première d'Indochine, sur le plateau de Radio-France Nîmes.
Auparavant, à l'Imperator, entouré de ses musiciens et d'une nuée de fans, Nicola Sirkis, nous avait accordé une brève interview.
Midi Libre : À la mort de votre frère jumeau Stéphane, avez-vous songé à tout laisser tomber?
Nicola Sirkis : Oui. Mais le fait que l'album était déjà pratiquement terminé, que ses quatre compositions et parties de guitare étaient enregistrées, m'a poussé à aller jusqu'au bout. Et la meilleure façon qu'il nous accompagne encore, c'était que le groupe continue.
Quels sont les musiciens qui vous entourent?
N.S. : Il y a Boris à la guitare, Marc à la basse, Mathieu à la batterie, arrivé voici seulement deux semaines, et Jean-Pierre aux claviers, qui est également compositeur.
Le titre de votre nouvel album, "Dancetaria", rappelle le nom d'un label de disques français...
N.S. : Oui, c'était un label spécialisé dans le gothique, qui était l'une de nos références. "Dancetaria", c'est aussi à cause du mot dance, souvent très hypnotique, très atmosphérique. En même temps, c'est du Indochine.
On a toujours fait de la pop, de la new wave. Au début, on utilisait des boîtes à rythmes, et on était mal vus. Alors qu'aujourd'hui, la new wave est la principale source de la techno.
Vous souvenez-vous de votre dernier passage à Nîmes?
N.S. : Très bien. C'était il y a onze ans, sous un chapiteau dressé devant les arènes. Des strapontins s'étaient cassés la gueule!
Deux générations se croisent maintenant dans votre public...
N.S. : Oui, ça va environ de 12 à 40 ans. Mais ça étonne plus la presse que nous. Nous, on a toujours pensé qu'on pouvait durer...
Indochine en tournée à partir du 12 novembre. Album Dancetaria (Double T)