Indochine : Le baiser

BMG

Boudé par les orthodoxes de la Chapelle Rock, pour cause de miévreries aiguës et de lyrics passablement insipides. Taxé de minets fadasses, juste bons à s'exhiber en couverture de revues teenage, du style Salut ou OK Magazine, Indochine, jugé non-conforme à la doctrine wock'n'woll, est la cible préférée des érudits du binaire. Injustice?

Méprise? Malentendu? Quoi qu'il en soit, le dernier disque d'Indochine suscite, peu ou prou, l'étonnement, on est même à deux doigts de la stupéfaction. Si, si! (mais notre Phil Langlest adoré, il a prit une méchante insolation ou quoi..., s'exclame le lecteur attentif et inconditionnel de KNR).

Calés dans la mouvance post-new-wave, Depeche Mode/Cure, nos trois Indos (Dimitri, le saxophoniste, ayant abandonner le navire, suite au bouillon de "7000 danses", leur précédent oeuvrette) nous délivrent là, un album soyeux et habilement chiadé par Philippe Eidel, le concepteur et réalisateur de la musique du film "Bunker Palace Hôtel".

Y a même des belles chansons : "Le baiser" et ses frottements de cordes cafardeuses, ou encore "Des fleurs pour Salinger", un hommage joliment fignolé dédié à un écrivain qui n'a jamais manquer de panache.

Bon d'accord, la voix de Nicolas Sirkis pêche un peu par manque de charisme évident, mais tout le monde ne peut pas chanter comme Joe Cocker. Allez, faites pas la gueule, il est quand même bien votre disque!