Dancetaria de Indochine

Dans la vallée infernale... du show-biz, les quatre petits Indochinois se taillent une place au soleil, non

(Double T)
Durée : 55'54"
12 titres

Le groupe annonce la couleur : glam, pop et gothique. En 1999, presque vingt ans après leurs débuts et malgré les parodies des Inconnus à la télévision, Indochine est toujours debout. Ils bénéficient même d'un nouveau public qui ignore les paroles de "L'aventurier" ("Bob Morane, contre tous chacals…") ou imagine que celles-ci sont l'oeuvre d'un autre groupe oublié (Partenaires Particuliers? ? ?).

La critique rock à la française a toujours aimé dénigrer la fièvre adolescente et les ardeurs romantiques de Nicola (sans s) Sirkis, lui préférant les guitares et les références hendrixiennes d'un groupe comme Téléphone.

N'empêche que… Finalement, si Indochine n'a jamais prétendu être crédible au niveau rock, le groupe a toujours réussi une honnête synthèse entre la variété et la musique pop, s'autorisant des incursions dans la techno et la new-wave. Sur cet album, c'est Gareth Jones (ex-Garbage, ex-Nick Cave, ex-Noir Désir) qui officie comme producteur et arrive à densifier le son Indochine ("Dancetaria").

Toujours les ballades à la limite du mièvre (le single "Juste toi et moi" presque trop dans son genre), une sombre envie de sonner mélancolique, et finalement toujours ce regret les concernant: si Daft Punk et Air arrivent à bluffer les anglo-saxons, Indochine restera toujours (malgré sa bonne volonté) bien en deçà, condamné à nos modestes frontières et à quelques pays limitrophes.

Restent quelques bonnes chansons, et le souvenir de boums adolescentes. Et tant mieux pour eux, si les ado d'aujourd'hui craquent à nouveau sur Indochine.

Titre préféré : Dancetaria

Titre préféré de la discographie d'Indochine : Des fleurs pour Salinger (petit single génial, entre Pet Shop Boys et New Order)