Indochine : Une nouvelle génération vient à nos concerts
Une question d'âge...
Vous avez eu 40 ans le 22 juin dernier. Comment faites-vous pour garder une allure d'ado?
"Mon métier est une passion, or la passion conserve! Et puis, quand on fait une tournée de quarante-cinq dates, on reçoit tellement d'énergie du public que c'est un véritable bain de jouvence."
Du groupe-phare des années 80, le chanteur et auteur Nicola Sirkis reste le seul membre d'origine. Son frère jumeau Stéphane est en effet décédé pendant la préparation du nouvel album Dancetaria*.
"Stéphane avait composé quelques chansons du disque, qui lui est bien dédié, explique Nicola. Moi, pendant tout le temps qu'à durer l'enregistrement, j'ai tenu un journal pour canaliser cette douloureuse expérience."
Sur l'ordinateur portable qui ne le quitte plus, ce fan de mangas écrit également des nouvelles, dont un premier recueil est paru l'an passé**. "J'ai un roman en chantier, mais pour l'heure, Indochine passe avant."
Rebelles sans violence, suggestifs sans racolage, les textes de Nicola ont agréablement mûri. Et l'on s'étonne qu'il ne soit pas plus sollicité en tant que parolier. "Les gens pressent toujours les mêmes citrons : Pascal Obispo, Zazie, Jean-Jacques Goldman.
Moi, mon but n'a jamais été de fréquenter les bonnes coteries, ni de gagner un maximum de royalties. Par contre, il y a une nouvelle génération qui vient à nos concerts, malgré le mépris de certains médias à notre égard. Et ça, c'est une victoire. Je n'aurais pas parié là-dessus quand on a commencé avec L'Aventurier, il y a quinze ans."
* Double T/Sony.
** "Les mauvaises nouvelles" éd. Lattès. En tournée : Caen le 12 nov., Clermont le 13, Lyon les 15-16, Marseille le 17, Bruxelles le 20, Bordeaux le 27, Toulouse le 29, Lille le 2 déc., Quimper le 9, Paris le 17.