Le retour réussi d'Indochine

LE CD DU JOUR

"Dancetaria" d'Indochine. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Indochine, le groupe de référence de la new-wave française des années quatre-vingt, est de retour.

Après une tournée à guichets fermés à travers toute la France, il réapparaît dans l'actualité discographique avec un tout nouvel album intitulé "Dancetaria", sorti mardi dernier.

Difficile de parler de ce disque sans rappeler une autre actualité, beaucoup plus douloureuse : la disparition en février dernier de Stéphane Sirkis, guitariste et frère jumeau du chanteur Nicola, emporté par une hépatite foudroyante en plein enregistrement de ce CD...

Avec ces douze nouveaux morceaux, on retrouve, en partie, les formules qui ont fait le succès d'Indochine.

À savoir une ambiance générale romantique et sombre qui dénote une fascination assumée pour la mort et ses représentations ("Justine", "Rose Song"...) et un certain sens du refrain qui, mine de rien, fait mouche.

Le tout remis au goût du jour par le producteur Gareth Jones, qui a également officié auprès de Garbage, Nick Cave ou encore Noir Désir.

Au final, la nostalgie l'emporte le plus souvent sur le malaise. Preuve qu'Indochine, même amputé de l'un de ses membres, ne manque pas de ressources.

Indochine. Nouvel album : " Dancetaria " (disques Double T Music). Prix : env. 120 F. Au Zénith à Paris le 17 décembre.