Le succès d'Indochine : 1 200 personnes à la salle du Cristal
Plouénan
Un grand succès
pour Nicola Sirkis et Indochine
La 1ère venue du groupe Indochine dans le Finistère Nord depuis sa création s'avère un succès total, tant par la participation de 1 200 fans du groupe que par la qualité du spectacle offert.
Après avoir enthousiasmé les jeunes en 1981, Indochine accroche les jeunes de 1999 avec un même succès. Lorsque l'on demande à Nicola Sirkis, le chanteur du groupe, comment peut s'expliquer l'accueil du public, il reconnaît le "parcours atypique du groupe depuis 1981.
On réussit à séduire et renouveler le public sans médiatisation. Les disques se vendent toujours alors que nous passons peu à la télévision. Nous décidons de maintenir, simplement sur le nom, alors que le disque qui devait servir de support ne sortira que le 24 août, en raison des événements."
Jusqu'en novembre le groupe se produira dans des salles moyennes de 1000 à 1500 personnes avant d'offrir le même spectacle à l'Olympia. Le groupe travaillait depuis plus d'un an à la sortie de l'album Dancetaria, qui sortira le 24 août, Nicola Sirkis dit de cet album : "Le boucle est bouclée. L'esprit du groupe est là.
Cet album doit permettre au groupe de passer le cap de l'an 2000 et d'entrer dans le IIIe millénaire. Nous avons réuni dans cet album toutes les recherches mélodiques, tous les outils de la qualité musicale." Il semble ne pas vouloir expliquer plus ce qui appartient à la sensibilité du groupe et à la relation avec le public.
Mais lorsque Nicola Sirkis entre sur scène, le succès du groupe Indochine ne se révèle être dans les paradoxes. Le 1er paradoxe est qu'Indochine se présente comme un groupe. En fait, un individu, seul, Nicola Sirkis, empli l'espace et impose son talent soutenu par les musiciens.
Quand il apparaît dans son costume signé de la styliste Stéphanie Séguin, il déboile encore un pan d'une personnalité complexe et paradoxale. Ce costume noir semble inspiré de la soutane. Il dit à la fois la rigueur, l'austérité, la religion mais aussi la provocation.
Nicola Sirkis a le visage d'un ange triste, qui noie dans la violence et le rythme sa recherche de tendresse et la vérité. Comment expliquer que ce tendre, qui n'oublie pas de poser un ours en peluche sur l'ampli et une chamante petite tortue jaune et verte qui grimpe sur le micro, ne sourie jamais, même quand il sait, à la fin d'un spectacle, qu'il a été excellent?
Comment comprendre la simplicité des textes chantés sur des harmonies qui provoquent émois et passions? Peut-être parce que le voyage "tout autour de la terre pour aller chercher un univers meilleur" n'est pas encore tout à fait terminé...