Indochine

Sur Indochine, les avis sont polarisés comme rarement. Les détracteurs se rient de ces émules parisiens de Cure qui n'ont pas cru bon d'évoluer, fossilisés dans la musique funèbre et les looks d'outre-tombe typiques des années 80-85.

Les admirateurs louent leur goût des mélodies simples et des textes naïfs, gages d'une approche éternellement adolescente du rock.

Coupé des tendances actuelles, Indochine? Wax, leur dernier album montre qu'ils ont humé l'air du temps. On y reconnaît les influences de Primal Scream, Étienne Daho, Kat Onoma. La production confiée à des studios high-tech est efficace, bien loin de leurs premières réalisations sur un antique quatre-pistes.

Leur cote de popularité, quant à elle, résiste formidablement à l'usure du temps. Le Birthday Album de 1991 s'est vendu à 400.000 exemplaires, soit, pour un groupe français, l'un des plus beaux scores dont on puisse rêver.

Indifférente à l'injuste réputation de has been qui leur colle aux basques, l'Arena les invite pour un unique concert en Suisse romande.

Indochine, en concert à Genève le 19 septembre (Arena)