Indochine réussit son retour
CONCERT Hier soir à
l'Olympia
Pour l'unique concert parisien d'Indochine, l'un des groupes les plus populaires de l'Hexagone dans les années quatre-vingt, l'Olympia affichait hier soir complet.
Bien avant le début, le public, hétéroclite, se pressait devant les portes. Des fans de la première heure bien sûr, venus souvent avec femmes et enfants, mais aussi d'autres, plus nombreux, plus jeunes, venus communier avec les icônes du rock à la francaise.
Avant le concert, certains avaient craint le pire : une sombre commémoration en l'honneur de Stéphane Sirkis, frère jumeau du chanteur Nicola, mort en février dernier d'une hépatite foudroyante. Heureusement, il n'en fut rien.
Nicola Sirkis, désormais seul survivant du groupe créé en 1981, s'est tout bonnement fait plaisir en faisant chanter le public sur des ritournelles comme "Trois Nuits par semaine", repris en coeur par un public tout acquis à sa cause.
Entre ces "classiques", le leader d'Indochine s'est lancé dans quelques morceaux du dernier album (sortie le 24 août), en partie composé par son frère.
"Je suis sûr que là où il est, il doit être fier de vous", a-t-il simplement déclaré avant de se remettre, avec sa nouvelle formation, à tricoter un patchwork de nouveaux et d'anciens morceaux ("les Yeux noirs", "Canary Bay"...), faisant ainsi revivre, pour un soir, la pop sautillante et électronique d'Indochine.
Dans la salle, les fans, applaudissant à tout rompre, y compris au milieu des chansons, se le sont juré : anciens ou nouveaux, ils répondront présent le 17 décembre 1999 au Zénith, date du prochain passage du groupe à Paris. Preuve qu'Indochine a sans doute encore un avenir devant lui.