Indochine : Un jour dans leur vie

interview  

Indochine revient dans une nouvelle formule. Le groupe fait aujourd'hui figure de duo, depuis que Dominique Nicolas, guitariste et compositeur, a quitté la formation. Alors que les frères Sirkis terminaient l'enregistrement de leur prochain album "Wax", nous les avons retrouvés au studio ICP à Bruxelles.

Depuis le départ de Dominique Nicolas, qui a remplacé son rôle de compositeur au sein du groupe?

Nicola : C'est vrai qu'il a fallu se débrouiller . On a rencontré Alexandre Azzaria (Ndlr : ancien guitariste et compositeur du Cris de la mouche) qui s'est joint à nous et qui a composé des morceaux. Alex nous a vraiment aidés.

Pourquoi Dominique a-t-il quitté le groupe?

Après Un jour dans notre vie (1993), nous avons enchaîné avec une tournée, qui s'est concrétisée par le "live" Radio Indochine. Dominique voulait déjà arrêter.

On a essayé de le retenir, mais il était épuisé, non pas de la musique mais de tous les à-côtés que génère un groupe à succès. C'est vrai qu'on était tous fatigués et ça s'est peut-être ressenti dans la production de l'album.

Vous vous revoyez?

Non, c'est trop tôt encore. Dans deux-trois ans, qui sait? Je pense qu'il doit continuer la musique... chez lui car c'est quelqu'un de très introverti. Et puis, il a toujours eu d'autres passions comme l'écologie (Ndlr : on a pu l'apercevoir sur le câble et dans Histoires naturelles sur TF1).

À son départ, avez-vous pensé arrêter le groupe?

On s'est posé la question. Et ce sont nos fans qui nous ont décidés par leurs lettres d'encouragements. Et puis, que ferais-je si le groupe s'arrêtait? Indochine fait partie de ma vie et je n'imagine pas interpréter nos titres en tant qu'ex-chanteur du groupe.

Tu as pourtant enregistré un album solo Dans la Lune en 1992.

Ce n'est pas pareil, c'est un album de reprises, une sorte de parenthèse. À l'époque, Dominique ne voulait pas tourner. Au lieu de rester quatre mois à la maison, j'ai enregistré cet album.

Indochine continue donc...

Après le départ de Dominique, nous avons eu envie de refaire un album. Mais pour renouveler le contrat avec BMG, il fallait les convaincre. On a donc donné un concert et ils ont été soufflés de voir ce qui se passait sur scène et dans la salle.

Malgré nos quinze ans d'existence, on se sent comme un jeune groupe qui démarre avec beaucoup de spontanéité et d'énergie.

Comment avez-vous vécu ces trois dernières années où on vous a peu vus?

Cette absence médiatique était à la fois volontaire et involontaire. Les médias en ont eu ras-le-bol de nous. Les radios - nous sommes arrivés avec les FM -, et les télés qui nous avaient soutenus au début ont dû être saturées et se sont dit : "C'est un groupe qui ne marche plus!"

Mais le renouveau pop va peut-être renverser la vapeur! Car la pop en France, c'est tout de même venu avec Indochine. Rappelons qu'à nos débuts, on nous reprochait d'utiliser des synthétiseurs, alors qu'aujourd'hui, tout le monde les ressort et c'est devenu très "hip"!

À vos débuts, quelles étaient vos influences musicales?

On s'est forgés toute notre culture musicale en écoutant la radio. Mais en France, on ne pouvait écouter du rock à la radio que très tard. Dans les années 70, on y entendait Dave et Claude François. Avec Stéphane, nous avons vécu en Belgique de 2 à 14 ans. Les radios pirates hollandaises et anglaises diffusaient du rock.

C'est ainsi qu'on a découvert les premiers Beatles et Brown Sugar des Rolling Stones. On avait une culture plus rock que celle des teenagers français. En rentrant en France, on était en plein punk et ce qui m'a le plus branché, c'était Patti Smith : c'était le renouveau d'un rock plus poétique, un peu hippie.

Vous avez débarqué très jeunes dans le métier. Au Rose Bonbon, la boîte branchée où vous vous produisez le 29 septembre 1981, vous n'avez pas 20 ans. Comment tout s'est enchaîné?

Stéphane : On était inconscients et on voulait monter un groupe. La chance voulu que ça marche et on a tout abandonné, nos études etc., pour la musique.

Nicola : En fait, je venais d'être reformé de l'armée, on voulait faire un concert et il nous manquait cinq ou six titres, on les a écrits en une semaine. Parmi eux, il y avait L'Aventurier. On a joué vingt-cinq minutes, et à l'issue de ce concert, les maisons de disques qui s'étaient déplacées voulaient tous nous signer.

Mais nous avons tout de même négocié pendant six mois, car elles souhaitaient qu'on change de nom. On a choisi celle qui voulait garder celui d'Indochine et qui acceptait de nous signer pour plus d'un disque.

Vous signez donc en 1981...

Notre premier 45t Dizzidence Politik n'a pas marché. Après ce disque, on a fait la première partie de Taxi Girl; très vite, on a eu plus de succès qu'eux. Puis on a sorti L'Aventurier qui a mis pas loin de huit mois avant de marcher et être numéro un!

Lorsque vous sortez ce premier album six titres, vous créez votre propre édition.

Oui, d'ailleurs on l'a vendue depuis à Virgin. Maintenant, on est à compte d'auteur et notre maison de disques produit financièrement le groupe.

Revenons à 1983, où votre deuxième album Le Péril jaune paraît avec les singles Miss Paramount et Kao Bang. Vous cultivez alors un certain exotisme asiatique...

Nous sommes encore fascinés par la calligraphie japonaise ou chinoise. Pour les musiques, à l'époque, on voulait remplacer les basse-batterie rock traditionnelles par des clochettes chinoises. Mais c'était un moment d'Indochine, le troisième album n'a déjà rien à voir!

Avec cet album, on commençait à rassembler des teenagers très influencés par nous jusqu'à imiter notre mèche de cheveux. Les médias ont joué, à l'époque, sur le jeu de mots entre le péril "jaune" et le péril "jeune".

Cette année, vous remportez le Bus d'acier, une récompense rock. Aviez-vous l'impression de prendre le relais de Téléphone?

Téléphone, c'était plus rock que nous! L'Aventurier, c'était pas Argent trop cher! On est arrivés avec la new wave; on a toujours fait de la pop. Pour moi, la pop, c'est du rock qui fait danser les gens avec des mélodies simples et efficaces.

En 1985, votre troisième album 3 est un énorme succès avec les tubes Canary Bay, 3ème Sexe, Tes Yeux noirs...

C'était un succès irrationnel. On était présents dans tous les tops grâce aux fans mais aussi aux ménagères qui mettaient notre album dans leur caddle parce qu'elles l'avaient entendu en radio. C'est là que c'est devenu irrationnel parce que n'importe quel extrait de l'album pouvait être numéro un.

Quand tu es dans un tel mouvement de popularité, la vague t'entraîne et tout marche. Téléphone arrivait à vendre 600 000 disques, là, on vendait 800 000 albums. La maison de disques nous disait : "Le prochain album, il faut en vendre un million et demi!"

Je leur avais répondu qu'un groupe de rock français ne peut en vendre autant. Dans la variété, c'est différent, Céline Dion peut vendre 3 millions d'albums.

Sent-on venir un tel succès?

Ce succès était plutôt attendu, en revanche, c'est la réaction négative qui était inattendue. La chanson 3ème Sexe me plaisait beaucoup, mais le groupe trouvait que le texte allait trop loin. La maison de disques ne voulait pas la sortir parce que c'était la chanson dite de "PD".

Marc Lavoine ou Étienne Daho sont venus me voir pour me féliciter d'assumer quelque chose. Mais je n'avais pas l'impression d'assumer quoi que ce soit, j'avais juste voulu dire : "Que tu sois homo, hétéro ou bisexuel, c'est l'amour qui prédomine."

À l'époque, les jeunes aimaient s'habiller bizarrement et cela n'avait rien de pervers. 3ème Sexe voulait montrer que l'on pouvait assumer sa propre vie en contre-réaction des gens; c'était une chanson sur la liberté.

Mais je ne me rendais pas compte que ça allait devenir l'hymne d'une génération. Pour les étudiants en 1986 l'ont-ils chantée dans la rue? Seul un sociologue pourrait l'expliquer.

Avec ce succès, a-t-on voulu vous récupérer politiquement?

On est tombés dans ce succès avec la première cohabitation, nous qui étions plutôt proches des socialistes. Beaucoup de villes ont voulu nous avoir aux élections municipales, mais on n'a jamais voulu s'intégrer à un parti politique.

En revanche, quand on a joué pour SOS Racisme, ça desservait une cause. Mais on ne ne peut pas tout contrôler : en 1988, pour la réélection de Mitterand, on était au Pérou et on nous a mis d'office sur les comités de soutien!

Sur ce troisième album, vous rencontrez Gainsbourg qui réalise votre clip Tes Yeux noirs. C'est lui qui est venu vous chercher?

Non, c'est nous qui l'avons sollicité. On voulait absolument qu'il réalise le clip de Tes Yeux noirs dans l'ambiance de son superbe film Je t'aime, moi non plus. Malheureusement, il était dans son trip "petit garçon, petite fille" et c'est devenu une vidéo qui ne me plaît pas.

Comme c'est Gainsbourg qui l'a réalisée, on ne peut rien dire... Mais tous les génies peuvent faire des erreurs, lui-même a reconnu qu'il s'était planté.

Il n'y a pas eu d'autres projets de collaboration avec Gainsbourg?

Si, il voulait que je tourne dans son film Charlotte For Ever mais j'étais alors en tournée. Je regrette ça car ça m'aurait permis d'embrasser Charlotte. (Rires) Ça s'est arrêté là, mais on se voyait toujours. Il aimait bien que je le reconduise chez lui avec ma Coccinelle.

Je l'ai vu d'ailleurs un mois avant sa mort... (Silence.) Les deux artistes que j'aimais vraiment dans ce métier, Gainsbourg et Dutronc - dont nous avions repris L'Opportuniste sur notre premier album -, nous avaient "à la bonne" et ça, ça fait plaisir!

Et moi, et moi, et moi, c'est une des chansons les plus rock que j'ai entendue en France. Gainsbourg, c'est avec Je t'aime, moi non plus qu'il m'a bluffé.

À partir de 1985, vous jouez avec des musiciens additionnels sur disque comme sur scène, au Zénith de 1986, par exemple...

On voulait prendre de vrais batteurs et ne plus passer du temps à programmer des synthétiseurs pour recréer un son de clochettes. Les machines, on en fait vite le tour et au bout d'un moment, on revient aux vrais instruments.

En 1987, vous enregistrez l'album Sept Mille Danses au studio Miraval. Malgré le succès des Tzars, les critiques musicaux vous comparent rapidement à de pâles copies de The Cure...

Tout ça c'est venu des Cure qui étaient mal conseillés par leur management : "Indochine vous prend votre public!" Le fait qu'on ait enregistré dans le même studio, c'était un prétexte. Comme si la musique ne tenait qu'à ça!

Alors, Robert Smith sous ses airs d'adolescent rêveur...

Je ne sais pas si ça venait de lui, ce qui est certain, c'est qu'on lui avait dit de dire qu'Indochine c'était nul. Alors une partie des fans qui aimaient les deux groupes ont préféré rester avec The Cure car c'est un groupe anglais. Pourtant, on n'a jamais fait la même musique.

Votre succès est à son zénith et en 1988, vous tournez au Pérou et en Scandinavie...

On avait rencontré un Scandinave qui passait notre disque en radio et ça a eu un effet boule de neige. Pour le Pérou, même schéma. À ce moment-là, les étrangers pouvaient aimer du rock français.

Je suis un peu plus pessimiste maintenant car les Français ont perdu du terrain. M6 et MCM n'ont plus l'énergie de MTV qui arrose le monde entier avec 99% de groupes anglo-saxons.

Les Scandinaves et les Péruviens comprenaient vos paroles?

Ils se les faisaient expliquer par leur prof de français. On est fier de ça mais on ne s'est jamais pris pour des ambassadeurs de la langue française pour autant. On a seulement prouvé qu'un groupe français pouvait cartonner à l'étranger.

C'est au sommet de votre carrière que la presse vous critique : ta voix, tes textes, vos compétences musicales...

Si j'avais été journaliste, je pense que j'aurais tapé sur Indochine de la même façon; on nous voyait partout! C'est la loi du métier. Mais quand on a dit que je chantais faux, je me suis testé! Je travaille avec un ingénieur de son, il y a trois millions de personnes qui ont acheté mes disques.

Je suis allé voir un prof de chant qui m'a rassuré et maintenant cela me permet de chanter Mozart! Tu sais, on a quitté l'école car on voulait pas être premiers de la classe.

Dans le rock, on n'a pas besoin d'être le meilleur, c'est pas comme le classique. Le mouvement punk a révélé des musiciens qui ne jouaient pas toujours bien mais qui étaient spontanés. C'est la même chose aujourd'hui avec le rap : n'importe quel gamin peut aligner trois vers et faire sensation. Dans trois ans, on se rendra peut-être compte que c'était de la poésie de bas étage.

Puis on vous identifie à la parodie que font de vous Les Inconnus en 1989 : Isabelle a les yeux bleus.

Avec Les Inconnus, ça été le quiproquo. En fait, à la base, ils imitaient Partenaire Particulier! Mais pour le public, cette parodie c'était nous, même si on n'a jamais été un groupe de guitares et de synthétiseurs.

C'est vrai que ça m'a énervé : je m'échinais à écrire des textes et voilà la reconnaissance! Mais finalement, c'est la rançon de la gloire.

Cela t'a fait douter de la qualité de tes textes?

Non! car je n'ai jamais écrit une chanson qui puisse se rapprocher de cette parodie. Et il n'y a aucune chanson dont je ne suis pas fier.

Et aujourd'hui, quel regard portes-tu sur ces premières chansons?

J'essaie de ne pas trop me pencher sur le passé. Je sais qu'il y a des chanons qui sont devenues des standards et il y a des chansons que je n'écrirais plus maintenant. Je ne me dis jamais qu'elles sont nulles. Si elles ont existé, c'était avec la spontanéité du moment. Depuis, je sais que je me suis amélioré.

Et voilà qu'en 1991, vous fêtez les dix ans d'Indochine...

La maison de disques ne voulait pas qu'on sorte une compilation, mais il fallait quand même marquer les dix ans du groupe! C'est pourquoi on a intitulé cette compilation Le Birthday Album, mais on s'est battu pour l'imposer. C'est grâce au succès de cette compilation qu'on a découvert un nouveau public.

Grâce aussi à une tournée.

Oui, c'était génial. On n'avait pas tourné depuis quatre ans. On a fait quinze concerts à guichets fermés dans des petites villes.

Avant le succès de cette compil et de la tournée, votre maison de disques ne croyait plus en vous?

Avec Le Baiser (1990), les ventes ont commencé à baisser. En 1988, on s'est arrêtés, après la tournée triomphale au Pérou. Pendant huit ans, on n'avait pas arrêté de tourner. On a pu alors se remettre à vivre une vie normale.

C'est peut-être grâce à ça qu'Indochine est toujours présent quinze ans plus tard. C'est avec Le Baiser, qui est de mes albums préférés, qu'on a commencé à nous mettre des bâtons dans les roues. Tout le monde pensait qu'un groupe qui a plus de dix ans, c'était ringard. Mais regarde les Stones...

Et c'est lors de l'enregistrement de l'album, que Dimitri, notre saxophoniste, est parti pour sa propre santé. Il était le plus jeune du groupe, quand on a commencé, il était encore au lycée et il a passé son bac pendant notre première tournée!

Que devient-il?

Il a monté une société de CD-ROM. Il y a une chanson sur notre dernier album où on avait besoin d'un saxo, on lui a proposé de venir et il a accepté naturellement. Même s'il n'est plus dans le groupe, il suit l'histoire. Je suis d'ailleurs le parrain de sa petite fille, donc tout va bien.

Vous venez de sortir une compilation. Deux compils en quatre ans, ce n'est pas un peu beaucoup?

Au départ, j'étais contre. Mais finalement, ce n'est pas une mauvaise idée de clore la période de Dominique par une compil. Aujourd'hui, on aborde la nouvelle période avec un nouveau guitariste et un nouveau titre, Kissing My Song.

En 1996, quelles sont vos influences musicales?

Je suis ravi du renouveau de la pop anglaise avec des groupes comme Oasis. Le seul gropue que j'ai toujours suivi, c'est U2 parce qu'ils ont su évoluer.

Pendant douze ans vous avez été fidèles aux mêmes collaborateurs : Phillipe Eidel pour la réalisation et Marion Bataille pour les pochettes. Avec ce nouvel album, vous changez d'équipe.

Marion Bataille, c'était ma fiancée. Phillipe Eidel a fait cinq albums sur six ans nous. L'acte 2, c'est vraiment une nouvelle force, un nouveau studio, un nouvel ingénieur de son. Jean-Pierre Pilot qui était notre clavier de scène et qui travaille aussi avec Bashung a réalisé la moitié des titres de l'album. On s'est ouverts alors qu'on avait peur de changer.

Faire cet album au studio ICP à Bruxelles, ça marque votre retour au pays?

Exact, mais on avait peur de revenir à Bruxelles après y avoir vécu. En Belgique, Indochine n'a pas du tout la même image qu'en France, ici, on est dans les charts rock, pop et variétés.

Nos fans aiment autant les Smashing Pumpkins que Björk. Ça casse l'état d'esprit snob que véhiculent Les Inrockuptibles qui ne parlent pas d'Indochine de peur de se salir les doigts.

En France, on a essayé à un moment de dire qu'on faisait de la variété. La génération de 1986 a disparu, elle est rentrée dans le rang, c'est dommage car elle nous avait donné des concerts extraordinaires. Aujourd'hui, ils aiment Indochine par nostalgie.

Qui prend les décisions artistiques pour le groupe?

Nous deux, avec Stéphane!

Le fait d'être frères, c'est une force?

Non, pas particulièrement. Stéphane, c'est plus un membre du groupe que mon frère. On se voit davantage pour la musique que pour les réunions familiales.

Stéphane n'a jamais voulu être leader?

Je pense qui si. Mais il est mieux dans ce qu'il fait. On a toujours envie d'être plus important. Moi, j'ai choisi inconsciemment d'être chanteur parce que je ne savais rien faire d'autre et lui, son truc, c'était la guitare. Il ne sait pas "écrire", donc c'est moi qui écris tous les textes; ça s'est fait comme ça.

Vous êtes encore jeunes pour un groupe.

36 ans, c'est vieux pour des jeunes, mais on n'est toujours pas rentrés dans le rang. (Rires.) Je suis un jeune écrivain, j'ai commencé à écrire des nouvelles qui vont sans doute paraître en même temps que l'album. D'ailleurs, je vais essayer d'écrire un roman cet été.