Indochine : l'exotisme au Zénith
Ils sont au Zénith. Dans leur
forme, des hit-parades, mais aussi à Paris. Vous savez, la
grande scène où ne se produisent que les grands de ce métier.
C'est normal puisqu'ils le méritent. Et vous, ne manquez pas d'aller les voir, vous ne regretterez pas le déplacement.
Ça y est, les dates sont définitivement arrêtées : les 24, 25, 26 et 27 mars prochains, les quatre garçons d'Indochine se produiront sur la scène du Zénith à Paris.
Enfin, ils seront plutôt cinq d'ailleurs, puisque se joindra à eux, sur scène, un autre garçon, de grand talent, Arnaud Devos, percussionniste de son métier, qui sera là pour rythmer un peu plus - si besoin en était - les mélodies déjà bien balancées de Nicola, Dimitri, Dominik et Stéphane.
Pour mettre au point ce super spectacle, ils ont complètement remixé leurs trois derniers albums "pour mieux les adapter à la scène".
Comment se portent-ils à la veille de leur grande première? "En pleine forme! On est en pleine forme, disent-ils, super contents que ça marche aussi bien. Mais on a beaucoup travaillé pour ça".
Le
secret de leur réussite, s'ils ont du mal à en parler eux-mêmes,
s'explique pourtant parfaitement bien, ne serait-ce que par l'originalité
des thèmes de leurs chansons.
"C'est Nicola qui écrit les textes. S'ils sont si souvent axés sur l'exotisme, c'est peut-être justement parce qu'on n'a jamais voyagé. Mais dans notre tête, on ne fait que ça. Et l'imagination peut transporter très loin..."
Mais Indochine, c'est aussi l'harmonie sans nuage au niveau de l'entente telle que beaucoup de groupes la rêveraient. Entre eux, depuis le début de leur carrière, pas d'ombre d'une brouille.
"On n'a jamais eu la moindre engueulade. Bien sûr, on fait en sorte de ne pas s'étouffer mutuellement. Généralement, par exemple, on prend nos vacances séparément. On fait tout, aussi, pour qu'aucun de nous ne soit mis en avant au détriment des autres. S'il n'y a pas de leader, personne ne reste à l'arrière-plan."
Et chacun apporte ainsi au groupe ce qu'il a de meilleur : Dimitri, c'est l'originalité du son (saxophone), Stéphane, l'énergie et le rythme, Dominique, les mélodies et Nicola, les textes.
"Pour écrire, une chanson, dit-il, je peux mettre une heure comme je peux y passer six mois. Généralement, je pars sur un mot, puis je note un nouveau mot chaque fois que l'idée du thème met des mois à germer dans ma tête."
À propos de leur look, ils supportent mal que les gens extrapolent et portent des jugements non fondés. "Si on se maquille, ce n'est pas du tout par souci de provocation ni parce qu'on est homosexuels.
On ne l'est absolument pas. On n'a rien contre ceux qui le sont, d'ailleurs, mais ce n'est pas notre cas, c'est tout.

Le maquillage, pour nous, c'est simplement un moyen de mettre en valeur et d'affiner les traits. De même que notre titre "Troisième sexe" est tout simplement une chanson sur la tolérance. Quant à la drogue, ceux qui nous assimilent se trompent complètement. On est résolument contre."
Désormais, qui dira Indochine ne pensera donc qu'exotisme, aventure et avant toute chose talent : celui de quatre - pardon cinq énergies - qui n'ont pas fini de nous séduire et nous surprendre.