Indochine Belge

Indochine sympa. Au Zénith, comme en tournée (jusqu'au 30 mars), le groupe a invité des artistes en première partie : les Innocents, les Ablettes et Noir Désir qui, à tour de rôle ouvriront ce spectacle qui ira de Lyon le 8, à Orléans le 30, en passant par Le Mans, Angers, Toulouse...

On peut ne pas aimer la musique d'Indochine, mais on n'a pas le droit de la mépriser ou même de la couvrir d'un sourire condescent.

À Forest-National, pour leur premier grand concert chez nous, Indochine a laissé voir tous ses défauts (un son pas toujours très net, un Nicola qui doit encore apprendre à courir en chantant...) et tous ces défauts n'avaient aucune importance.

Ce sont la vérité et l'intensité d'une émotion qui font le prix d'une musique et la manière dont elles passent dans le public qui élève un concert. Certains peuvent bien ricaner, c'est qu'ils ont vieilli.

Les 6.000 jeunes adolescents, pour l'immense majorité, qui ont passé tout le concert à quinze centimètres du sol en battant l'air de leurs mains, on se dit qu'ils ne peuvent pas devenir mauvais. Il y avait tant de générosité chez Indochine en plus de quelques sacrées compositions et une telle réponse de leur public...

À moins qu'ils apprennent eux-aussi à ricaner, qu'ils vieillissent un sourire condescendant aux lèvres avec cette formidable capacité des grands à comptabiliser leur générosité. (J.-L. C.)

En attendant, dans ce concert parfait (de concert veut quand même dire "avec ensemble"), nous avions plongé deux jeunes fans qui en ont gardé un grand souvenir et quelques lignes : "C'était un concert exaltant dans lequel on était entraîné avec passion. Une communion totale s'est installée entre les fans déchaînés et Indochine". (Rosario)

"On aurait dit que nous étions les chanteurs et Indochine le public. On leur a fait regretter de ne pas être venus plus tôt à Bruxelles! Eux et nous sommes rentrés avec une larme au coin de l'oeil et l'image d'un bonheur parfait entre un groupe simple et un public très chaud." (Jamina)