Indochine retrouve l'ami Benoit entre deux concerts
Stéphane (2e à partir de
la gauche) et Nicola Sirkis (2e à partir de la droite), dans les
cuisines du restaurant "Pasta pizza".
COLLIOURE - Deux célèbres jumeaux à l'ombre du non moins célèbre clocher.
Entre Toulouse et Bordeaux, Indochine a fait étape à Collioure... pour le(s) plaisir(s)!
Samedi, 13 h, à la terrasse du restaurant-pizzéria "Pasta pizza", rue Vauban à Collioure. La placette est écrasée de soleil. Stéphane Sirkis, 38 ans - l'un des jumeaux qui forment le groupe Indochine - attend son frère Nicola, en sirorant un verre de Coca, en compagnie de sa petite amie.
Il commande alors une assiette de moules grillées à la provençale. Elle préfère goûter aux "boles de picoulat" que lui proposent deux autres frères, Benoît et Nicolas, aux commandes du "Pasta pizza". Il fait très chaud.
Le frangin se fait attendre. Il farniente version grasse matinée à l'hôtel du "Mas des Citroniers", au coeur du village de Collioure.
Stéphane raconte son repas gastronomique de la vieille, à la table du "Relais des trois mas", "La Balette", et ce Collioure qu'il découvre. Amoureusement...
Nicola arrive. Entre coquillages et odeurs de pâtes mêlées de parmesan, il n'arrive pas à se décider. Puis il se souvient qu'il n'a pas encore petit-déjeuner.
Il devait être ce soir à Genève pour le mariage d'une vieille connaissance, en définitive il s'abrite derrière la difficulté de trouver un moyen de transports pour s'y rendre - avion?, talgo?... - pour prétexter un superbe week-end récréatif qui prolongera leur décor environnemental, des plus agréables, ancré à Collioure depuis une semaine.
En effet, entre le concert du 6 juin à Toulouse et celui du 26 à Bordeaux, les jumeaux d'Indochine ont décidé de poser leurs valises à Collioure, pour retrouver l'ami Benoît (dont les parents sont aux commandes du bar de la Marine), qu'ils ont connu il y a près de 20 ans, à la Plagne, où Stéphane faisait les saisons en qualité de moniteur de ski...
C'est d'ailleurs lui qui avoue avoir entraîné Nicola à Collioure pour la semaine : "Ici, c'est magique. Les gens sont extrêmement gentils. Puis j'aime beaucoup les zones frontalières, car généralement les gens y sont plus ouverts. Puis c'est beau ici, l'architecture a été préservée".
Stéphane Sirkis, Benoît et Nicolas - les
propriétaires du restaurant "Pasta pizza" à Collioure...
et amis de jeunesse d'Indochine - et Nicola Sirkis (sous le bob,
la décontraction!). C'était samedi à l'heure du déjeuner.
Cette tournée, qui les conduit en quatre étapes à travers toute la France, "c'est un tour de chauffe pour fêter le succès de l'album live", explique Nicola Sirkis. Et ils affichent complet partout! "C'est marrant de voir ce nouveau public, âgé de 15 à 25 ans. On a tous été sidérés de voir ça, dans le groupe".
Eux qui ont connu la surmédiatisation dans les années 80, dont ils disent que "c'était à la fois très agréable et désagréable", se retrouvent face à une autre génération et d'autres comportements : "C'est plus sympathique. Car nous, nous n'avons pas changé".
Ils revendiquent toujours leurs racines Génération Pop. "Nous ne sommes pas opportunistes. Nous sommes restés dans notre créneau. Nous aurions pu dériver vers le rap, la techno, mais ce n'est pas notre truc...".
Ils n'ont pas oublié leurs débuts. C'était le... "29 septembre 1981, au Rose Bonbon, à Paris", lâche Stéphane. Comme si c'était hier. "C'était une boîte-rock située sous l'Olympia. Toutes les maisons de disques sont venues assiter au concert.
Nous avons choisi celle qui ne voulait pas qu'on change de nom... et qui nous a offert à boire!", rajoute Nicola. Ne leur parlez - surtout pas! - pas de boys band : "Nous, on écrit, on compose, on a des instruments dans les mains.
Eux, ça n'a rien à voir! Pour les médias, parce qu'on n'a plus parlé de nous depuis 5-6 ans, ça semble un retour, alors que nous n'avons jamais quitté la scène. Ce n'est pas un retour, mais plutôt un détour...".