Plein feux
Après
une expérience en solo avec son album "Dans la lune",
Nicola Sirkis, auteur et chanteur du groupe Indochine, nous
confie ses états d'âme de rocker.
NICOLA SIRKIS
Depuis cinq ans, Nicola voulait sauter le pas : signer un album, tout nu, tout seul. "Dans la lune représente un condensé de la musique que j'aime et que j'écoute depuis des années. J'avais envie de la faire partager."
Ainsi, Nicola reprend, à sa façon, en français et en anglais, les chansons de Bruce Springsteen, Elli et Jacno, George Harrison, Gérard Manset... Content du bébé? "J'écoute ce disque bien plus que ceux d'Indochine", confie-t-il sans ciller.
L'an passé, Nicola Sirkis a fêté, avec son frère jumeau, Stéphane et son ami, Dominik, les dix ans d'Indochine (L'aventurier, Troisième sexe, Le baiser, etc.). "Jamais un groupe français n'avait tenu aussi longtemps. Il était temps de remettre les pendules à l'heure."
Un peu oubliés, Nicola et les Indos sont revenus en force avec une compilation, The Birthday Album, vendue à 400 000 exemplaires, et une tournée triomphale. "Les plus beaux concerts de notre carrière."
Dans son duplex aux murs blancs, Nicola, trente-trois ans, confie ses pensées sur l'avenir : "Je n'ai pas envie de faire le zouave sur scène à quarante ans."
Il a d'autres passions : les poètes surréalistes, la peinture moderne mais aussi la mise en scène et l'écriture. "Je m'attelle à des nouvelles, mais je suis un peu perdu dans mes styles."
Au fait, pourquoi Dans la lune? "C'est l'endroit où mes voyages intérieurs m'entraînent le plus souvent."