Indochine : Bientôt une reprise de Gainsbourg

Groupe new wave des années 80, ceux que l'on appelle les Cure français s'orientalisent avant de se "gainsbarriser"...

Depuis la fin de leur dernière tournée, en mai 1988, on était sans nouvelles d'Indochine. Ou presque. La seule certitude concernait le départ de Dimitri, le saxophoniste, dont le rôle au sein du groupe était un peu plus marginal chaque année.

"Il a eu un bébé, et s'est lassé de la vie épuisante des tournées", explique Stéphane Sirkis, le guitariste. "Il a voulu prendre du recul et prépare en ce moment un bouquin", ajoute Nicola Sirkis, le chanteur.

Pour la prochaine tournée, à l'automne, il n'est d'ailleurs pas impossible que Dimitri soit l'invité des trois anciens partenaires, qui auront auparavant repris le collier pour jouer dans plusieurs pays : Scandinavie, Amérique du Sud, Canada...

Pour l'album "Le Baiser", paru le 12 janvier dernier, les trois Indo restant (les jumeaux Sirkis, donc, et Dominik Nicolas, compositeur de la plupart des thèmes) se sont entourés de Philippe Bidel (responsable de la bande originale du film de Enki Bilal, "Bunker Palace Hôtel"), aux claviers, d'une violoncelliste, Florence Augustin, et d'une clarinettiste, Claire Julien de la Ferrière, d'un Iranien, Mammoud Tabrizi-Zadeh, au santur, d'une excellente comédienne française répondant au prénom de Juliette et d'un batteur écossais, Martin Hanlin, des Silencers.

Surprenant ce "Baiser"!

"J'ai rencontré Martin à Val d'Isère", raconte Nicola. Je l'avais vu jouer en première partie de Simple Minds, et j'adorais sa frappe, très sèche. Quand je lui ai demandé s'il accepterait de venir jouer pour notre album, il est tombé des nues.

Il n'arrêtait pas de me répéter que le batteur de Simple Minds était bien meilleur que lui. Il n'arrivait pas à comprendre que c'était justement son style à lui qui nous plaisait autant. En concert, malheureusement, il ne sera pas là."

Le premier 45 tours extrait de l'album "Le Baiser", risque de surprendre plus d'un "Indomaniaque". Les Indochine ont choisi une chanson lente, sombre, aux sonorités orientales, comme bon nombre de leurs nouvelles compositions.

Toutefois on y retrouve, marque de fabrique omniprésente, ce sens du slogan qui en a fait le groupe musical français numéro un des années 1983-1986.

Cependant, après "Un éléphant me regarde" d'Antoine, qu'ils avaient joué lors de leur premier passage au Printemps de Bourges, et "L'opportuniste", du couple Dutronc-Lanzmann, qu'ils avaient enregistré sur leur album en public au Zénith, ils comptent bientôt reprendre "Qui est in, qui est out?" de Gainsbourg...