Indochine prêt à brûler les planches
Lorsqu'Indochine débarquera au Métropolis, les
festivaliers verront pour une première fois la nouvelle monture
du groupe francophone. Attention. Brûlant.
La dernière prestation d'Indochine au Québec remonte à trois ans. Depuis lors, le trio est devenu duo. Nicola et Stéphane Sirkis ont décidé de poursuivre l'aventure commencée en 1981 et Wax a vu le jour en 1996, premier compact sans le guitariste, compositeur et fondateur du groupe, Dominique Nicolas.
Pour les frangins, la remise en question incontournable et le processus de création ont fait place à une énergie retrouvée.
"On vient de jouer aux Francos de Spa et c'était hallucinant!", lance Nicola en provenance de Paris, vraisemblablement encore sous le choc de la performance. "Ça marche de mieux en mieux! Il y a longtemps que je n'avais pas vu une telle énergie et, crois moi, j'ai vu quelques spectacles dans ma vie. Même la presse française, d'ordinaire lapidaire à notre endroit, est plutôt cool avec nous."
Lorsque Dominique Nicolas a quitté le groupe - il en avait marre des tournées, l'avenir s'annonçait sombre pour les survivants de l'un des groupes les plus populaires des années 80. Avec le recul, toutes les pièces du puzzle semblent être tombées à la bonne place.
"Ce fut comme une bénédiction, confirme Sirkis. Personne n'est irremplaçable. Une fois qu'on a admis ça, le reste a suivi. Même les compils (deux compilations parues ces dernières années) ont tourné à notre avantage. Je n'étais pas pour... mais ça a permis aux jeunes de 15-20 ans de nous connaître."
Ragaillardis et bien armés avec les excellentes Drugstar, Revolution et Mire-Live comprises sur Wax qui fait part belle aux guitares et aux influences brit pop, Indochine souhaite s'imposer avec un son contemporain dans une francophonie (lire la France) qui n'en a que pour le rap.
"Si on avait voulu être opportunistes, on aurait fait du rap. Quand je débarque en France, contrairement à la Belgique ou à la Suisse, j'ai l'impression d'arriver dans un pays sinistré. Les groupes "Chippendales", ces produits du marketing, il n'y a que ça qui tourne sur les radios."
Attendons-nous donc à de la dynamite le 5 août.