La passion conserve Indochine... toujours vivant!
Paris
- Le 16 décembre dernier, Indochine donnait un concert de présentation
de son nouvel album, Wax, au Casino de Paris.
Au Québec, où le groupe s'est produit la dernière fois en août 1994, Wax est sorti en novembre dernier.
Peu de temps après la participation d'Indochine aux FrancoFolies de Montréal, Dominique Nicolas, guitariste et compositeur, a quitté le groupe. Quatrième membre de la formation née en 1981, le saxophoniste Dimitri a tiré sa révérence en 1988.
Nicola et Stéphane Sirkis ont néanmoins tenu le fort. Recrutant Alexandre Azaria, ancien guitariste et compositeur du Cri de la mouche, ils sont donc revenus avec leur premier album depuis trois ans.
La démocratie
Le lendemain du concert d'Indochine à Paris, nous avons rencontré les frères Sirkis, encore étonnés que leurs fans connaissaient déjà les chansons de leur nouvel album.
Après Un jour dans notre vie (1993), le groupe enregistra le tiers de Radio Indochine aux FrancoFolies de Montréal.
"On voulait faire un live parce que l'on savait que Dominique partait et que ce serait son dernier témoignage sur scène. Donc, histoire de clôturer sa carrière avec nous", déclare le chanteur Nicola.
Dominique en avait tout simplement marre des tournées, des entrevues et de tous les petits-à-côtés du show-business.
"Le problème dans un groupe, c'est qu'il faut respecter la démocratie. Quand on en a marre, il faut mettre ses états d'âme à côté. Dominique, lui, ne l'a pas fait, alors que Stéphane et moi voulions continuer le groupe", souligne Nicola.
Stéphane ajoute qu'il y avait encore des gens qui voulaient d'eux et qu'ils avaient eux-mêmes encore le goût de dire des choses musicalement.
"Mais on ne peut pas obliger les gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire et nous nous sommes séparés à l'amiable", tranche Nicola.
Premier déserteur d'Indochine, Dimitri a par ailleurs prêté son sax à Wax et fut aussi du concert au Casino de Paris.
Ça fonctionnait
Nicola reconnaît que les premières années d'existence d'Indochine se résumèrent à une alternance de sessions d'enregistrement et de tournées.
"À partir du moment où l'on commence à être reconnu, on peut vraiment se permettre le luxe d'écrire des chansons quand on a envie d'en écrire, par sincérité à l'égard du public", souligne-t-il.
Après avoir, pressé par le temps, écrit dans l'urgence, Nicola considère qu'il faut par la suite essayer d'en conserver l'inconscience et la spontanéité.
Avec le départ de Dominique, les frères Sirkis se sont remis en question, à savoir s'ils pourraient continuer sans lui.
"Nous avons commencé par donner deux petits concerts privés à Paris et nous avons alors constaté que ça fonctionnait. À partir de ce moment-là, nous avons décidé d'écrire un album", raconte Nicola.
La prochaine visite d'Indochine à Montréal est prévue pour le printemps prochain.
"J'ai des tas d'amis à Montréal et j'aimerais bien y aller avant, moi", de conclure Stéphane.