Indochine pour 6.800 flammes

Lors de son concert de samedi, Nicola Sirkis et son groupe ont littéralement enthousiasmé leurs fans. De titres en titres, d'amour en désamour, tous se sont retrouvés au bel enfer d'un "Paradize".

Nicola Sirkis en osmose, au coeur brûlant de son public.

Peinte en rouge sur son dos, la croix d'amour qu'il continue de porter lui donne des ailes d'une hallucinante beauté. Ange venu tout droit de l'album "Paradize" en furieuse compagnie (messieurs Oli de Sat, Boris, Matthieu, Eliard et Frédéric).

Nicola Sirkis donne ce samedi au Zénith d'Orléans un concert d'anthologie devant 6.800 fans portés au comble d'un incandescent et brûlant enthousiasme.

Pour paraphraser Madinkà, groupe à l'influence pop new wave des années 80 qui ouvre à merveille le bal d'un groupe mythique qui sentit la fragilité d'une voix d'un mur de son d'une vibrante comme incommensurable puissance, il n'est pas un spectateur qui ne se comporte pas comme un véritable prompteur de l'artiste.

Deux heures durant, Nicola Sirkis ne cesse de faire monter la pression et le public (une forêt de bras) entre, en effet, plus souvent qu'à son tour dans la danse et le chant.

Nul n'est épargné par le feu contagieux. Galvanisé par un "Electrastar" donné d'emblée, toute une salle reprend en fait en solo et en choeur des titres comme "Punker" (Est-ce que tu viendrais faire, est-ce que tu voudrais faire le sexe avec moi" ou ce minimaliste "J'ai demandé à la lune" qui confine à la poésie la plus fervente et la plus douce.

Lors de ce concert, probablement l'un des plus effervescents qu'ait à ce jour connu le Zénith d'Orléans, s'enchaînent des titres tels que "Dunkerque" (Le monde est fait comme ça mais on continuera de le narguer), "Le grand secret" (Je rougira quand je te verrai et quand je te parlerai) ou ce "Mao Boy" (On s'en ira, on s'oubliera, ainsi soit-il).

Superbe, tant sur le plan de l'acoustique que des lumières, assénant fureur comme ballade et duo virtuel avec Melissa Auf Der Maur, ce concert nous livre en fait un Indochine qui "saigne" pour un public qui "l'impressionne" au point qu'il lui dédie entre autres "Le doigt sur ton étoile" (inédit). Lors de généreux rappels à n'en plus finir, "Bob Morane" ressurgit. Dès lors, si "Paradize" nous a portés aux nues, l'aventurier nous fait exulter. Pas contre toute attente.