Indochine savoure son retour
Aux oubliettes depuis presque une décennie,
Indochine, le groupe phare de toute une génération, ressurgit...
en plein soleil et sous les bons auspices de la lune.
J'ai demandé à la lune... et je me suis dit que c'est juste une aventure et que ça ne durerait pas..." Un refrain qui a envahi toutes les radios à la fin du printemps et qui en a séduit plus d'un. Indochine en a ainsi écoulé plus de 500.000 exemplaires. Et cela semble durer, pour de bon cette fois...
Ce single magique est extrait d'un album au nom prédestiné de Paradize (Columbia), véritable résurrection qui fait autant plaisir aux adultes qu'aux plus jeunes : les parents ou les grands frères qui écoutaient L'aventurier en 1982 ont su transmettre la flamme.
Le groupe n'a qu'une ambition : durer
"La plupart de nos fans aujourd'hui n'étaient pas nés en 1981...", constate Nicolas Sirkis, le chanteur seul rescapé de la formation de l'époque. Un vrai pied de nez à ceux - critiques et autres programmateurs musicaux de certaines radios - qui croyaient le groupe Indochine mort et enterré. "Je ne suis pas assez présomptueux pour penser que nous allons laisser une trace, mais il est indéniable que notre public se renouvelle constamment", explique-t-il encore.
Les thèmes abordés dans les chansons : l'amour, la vie, le sexe. Comme il en a toujours été ainsi. Du palmarès d'Indochine, on se souvient aussi bien de Trois nuits par semaine, Tes yeux noirs ou encore Troisième sexe, sorti en 1985 avec de fortes réticences de la part de la maison de disques d'alors. "C'est un morceau culte, déclare Nicolas. Pour la première fois, un groupe défendait la tolérance vestimentaire ainsi que la tolérance encadré).
"Il ne faut pas se leurrer : le décès de mon frère a causé un capital sympathie assez fort", admet Nicolas. Ce mauvais souvenir évacué, le but d'Indochine est donc tout tracé : exister. Avec peut-être au bout du fusil, la Victoire, celle de la Musique en février prochain...
SOUVENIR
Stéphane
Sirkis était le guitariste du groupe et l'un de ses compositeurs.
Il est décédé à Paris le 27 février 1999 d'une hépatite
foudroyante. Le groupe enregistrait alors son 8e album qui lui a
été entièrement dédié depuis. Par respect pour son frère
qui en avait fait la demande, Nicolas avait souhaité finir la
production du CD.
Une tournée avait suivi l'enregistrement de cet album Dancetaria : le film de ce périple à travers la France qui a duré deux ans est sorti en VHS et DVD (Sony Music Video).