Indochine toujours
Du
groupe original, il reste Nicola Sirkis. À la disparition de son
cadet, Stéphane, victime lors de l'enregistrement du précédent
album studio en 1999, d'une hépatite foudroyante, beaucoup ont
pensé la page définitivement tournée.
C'était ignorer l'opiniâtreté du chanteur qui, entouré d'une bande de musiciens part en tournée. Vingt ans après les débuts d'Indochine, "Dancetaria", l'album et la tournée, rencontrent un énorme succès. Les mêmes s'offrent, dans la foulée, un second tour de France, acoustique celui-là. De nouveau, aux fans d'hier sont venus s'ajouter des représentants, nombreux, des générations montantes.
Le nouveau chapitre de cette aventure est disponible depuis peu. Intitulé "Paradize", il réunit quinze compositions. Indochine navigue toujours dans cette pop à climats qui avait fait sa gloire. L'âge aidant, elle a perdu son insouciance pour devenir par instant bien sombre avec, si nécessaire, le renfort d'envolées symphoniques. Ce nouvel opus pose le point final sur la trilogie amorcée avec "Wax" en 97.
Cette fois, Nicola Sirkis a battu le rappel de gens comme Gérard Manset, Jean-Louis Murat, Mickaël Furnon, Jérôme Soligny et Ann Scott pour mettre en forme un répertoire qu'il promène déjà de ville en ville. Après l'Olympia le 11 avril et Sarreguemines devant une salle également complète, Indochine sera au festival des Artefact le 19 mai à Strasbourg, en juillet aux Eurockéennes de Belfort, le 13 novembre au Zénith de Nancy, le 7 décembre à Micropolis Besançon.
"Paradize", Indochine, Sony